Call of Duty 4: Modern Warfare
Un changement que personne ne regrettera
Écrit par Rédaction Game-Focus
Publié le lundi 19 novembre 2007 19:00
Après avoir été le chef de file en matière de jeu portant sur la Deuxième Guerre mondiale, Call of Duty débarque maintenant sur le marché tout aussi saturé des shooters des temps modernes. Le résultat est indéniablement bon : il prend toutes les qualités des titres précédents, leur ajoute un scénario plus profond et un mode multijoueur plus intéressant, et lui donne en plus un vent de fraîcheur en changeant d’époque. On a donc droit, encore une fois, à un jeu dont l’unique réel défaut est de finir bien trop vite.

L’essentiel du gameplay solo n’a pas changé. On nous place au cœur de batailles à grand déploiement, avec des dizaines et des dizaines de soldats qui tirent dans tous les sens. Notre rôle semble donc parfois plus ou moins important tellement on a l’impression d’être un pion dans quelque chose qui nous dépasse. Cette impression est d’ailleurs ce qui fait toute la puissance du titre : les hélicoptères volent dans tous les sens, le bruit des balles est assourdissant, le chaos est total. Le jeu se situe à la limite entre la simulation et l’arcade : il faut se couvrir et prendre le temps de viser si l’on souhaite être efficace, mais le système de régénération de la vie fait en sorte que chaque erreur n’est pas fatale. Plusieurs petits éléments rendent le tout plus agréable, notamment l’indicateur de grenades qui nous montre l’emplacement de celles qui atterrissent près de nous et la possibilité de descendre les ennemis à travers les murs, une nouveauté.

Parlant de fin, il faut avouer qu’elle arrive bien trop vite. Au niveau de difficulté normal, le jeu se termine en environ six heures. Il est toutefois possible de le régler à difficile ou à vétéran, bien que le dernier puisse s’avérer particulièrement frustrant. Un mode arcade fait aussi son apparition, proposant un second passage à travers la campagne. Ce dernier nous récompense pour éliminer plusieurs ennemis un à la suite de l’autre, nous forçant donc à viser juste et à bouger vite. On perd alors l’effet cinématique et réaliste de la bataille au profit de plus d’action, mais le résultat est tout de même agréable. Un petit bonus apprécié, quoi.
Bref, la campagne de Modern Warfare est extrêmement intéressante et peut rejoindre tous ceux qui s’intéressent de près ou de loin aux shooters. Les niveaux de difficulté et le mode arcade n’arrivent toutefois pas à faire oublier qu’elle finit bien trop vite. Pour cette raison, ceux qui ne sont pas intéressés par le multijoueur peuvent certainement se contenter d’une location. Ils passeraient toutefois à côté de 95% de ce qu’est vraiment CoD 4.
En effet, le mode multijoueur de CoD 4, qui se joue autant en écran partagé qu’en liaison multiconsole ou sur Xbox Live, est tout simplement épatant, probablement meilleur encore que celui de Halo 3. Il a tant de qualités que je ne sais pas par où commencer!
D’abord, avec leur « Create a Class », Infinity Ward ont réussi là où Rainbow Six : Vegas avait échoué en nous permettant de personnaliser notre soldat de manière significative tout en offrant un gameplay bien balancé. Le jeu nous permet en effet de créer cinq classes personnalisées en nous laissant choisir notre arme principale, notre arme secondaire et trois perks. Ces derniers sont des bonus où des habiletés spéciales qu’il faut choisir avec soin en tenant compte de notre style de jeu. Le premier perk nous donne accès à plus d’équipement, par exemple à un lance-grenades sur un fusil d’assaut, ou encore à des C4, à des claymores, à plus de grenades à fragmentation ou à plus de grenades spéciales, et même à deux roquettes pour le bon vieux RPG. Les deux autres donnent des bonus très divers. Certains sont offensifs, par exemple une augmentation du dommage causé par les balles ou par les explosions, ou encore permettent à nos projectiles de traverser plus aisément les murs. D’autres sont plus défensifs, augmentant notre vie ou nous permettant de sprinter plus longtemps. Finalement, il faut noter l’originalité de deux perks très populaires. Le premier, Last Stand, nous permet, une fois abattu, de sortir notre pistolet et, couché sur le sol, d’essayer d’abattre notre assaillant dans un ultime effort. Un autre, Martyrdom, nous fait dégoupiller une grenade au moment de notre mort, tuant ainsi tout ennemi pressé de traverser notre corps (les développeurs l’ont surnommé l’anti-teabagger, en l’honneur de ceux qui aiment rapprocher leurs fesses des visages des défunts!). Les perks font réellement une différence, et les utiliser conjointement peut être dévastateur. Quelqu’un qui combine un supplément de grenades à fragmentation à un bonus dans les armes explosives sera très dangereux s’il les utilise intelligemment. Un autre qui possède à la fois Double Tap, qui augmente la cadence de tir, et Steady Aim, qui augmente la précision lorsqu’on tire sans viser, gagnera bien plus facilement les face-à-face surprises.

Il y a environ une vingtaine d’armes à débloquer, et, heureusement, ce ne sont pas nécessairement les meilleurs que l’on débloque vers la fin. Elles tendent seulement à être plus spécialisées à mesure que l’on avance, rendant du coup les premières moins puissantes mais plus polyvalentes. À mesure qu’on les utilise, on débloque différents attachements pour les personnaliser, comme un laser ou une lunette de visée, ou encore un silencieux qui nous permet de ne pas apparaître sur un radar ennemi lorsqu’on tire. Encore une fois, il faut faire des choix douloureux, puisque chaque accessoire a ses avantages et ses inconvénients.
Le système d’expérience qui régit le tout est aussi extrêmement bien songé. Plutôt que de nous récompenser pour des actions quasi-impossibles comme le fait Battlefield, il nous donne des points pour environ tout ce que l’on accomplit. D’abord, on a des points pour abattre un adversaire ou encore pour assister un de nos alliés dans cette même tâche. De plus, participer à l’accomplissement d’un objectif donne aussi un nombre intéressant de points d’expérience, ce qui encourage les joueurs à tenter de gagner les matchs plutôt que d’avoir simplement le plus grand nombre de tués possible. Finalement, de nombreux challenges nous sont proposés, qui récompensent à peu près tout : faire un certain nombre de frags ou de tirs à la tête avec une certaine arme, tué le porteur d’une bombe ou encore la désamorcer, abattre un hélicoptère, sprinter 26 milles, et quoi encore. La progression se fait rapidement et nous donne vraiment l’impression que tout ce que l’on fait compte, tout comme un bon jeu de rôle le ferait.
Comme je le disais, le plus incroyable là-dedans est que le jeu est parfaitement bien balancé. Chaque type d’arme a son utilité bien particulière, et aucune ne semble être trop forte, comme c’était le cas du Kar98 dans les titres précédents. Le système de radar est aussi fort intéressant, n’indiquant la position de l’ennemi que lorsqu’il fait feu. Ajoutez à cela
Call of Duty 4 excelle aussi au niveau des modes de jeu. Il y en a une grande variété, et tous sont pertinents. Il y a bien sûr les classiques, comme le chacun pour soi et le match à mort en équipe. Deux modes de jeu incluent une bombe qu’il faut transporter et aller planter sur l’objectif. Le premier, sabotage, est un peu plus arcade, avec résurrection à volonté et une seule bombe au milieu de la carte. L’autre, Search & Destroy, est un excellent remake de Counter Strike, sans résurrection et avec une bombe à planter à un des deux sites disponibles. Headquarters et Domination sont deux types différents qui s’articulent autour d’objectifs à capturer et à conserver le plus longtemps possible, concentrant du coup l’action dans de petites pochettes très intenses. Finalement, il y a les modes hardcore, qui font disparaître le HUD et qui augmentent les dommages des armes, et les modes Old School, qui nous demandent de ramasser armes et power-ups comme dans le bon vieux temps. Il y en a définitivement pour tous les goûts, et si aucun des modes n’est à votre goût, c’est que vous n’aimez pas les shooters. Point.
Le tout est jouable sur pas moins de seize cartes qui sont, à l’instar de la campagne, plutôt variées. Si un bon nombre d’entre elles se déroulent en milieu urbain, une petite visite sur un cargo ou encore dans une base militaire vient introduire de nouvelles situations de combat. Elles sont presque toutes à leur meilleur en six contre six, ce qui est le nombre normal de joueurs dans une partie. Les quelques voitures dispersées çà et là peuvent exploser, ce qui nous pousse à y penser deux fois avant de se mettre à couvert derrière elles. Cependant, rien d’autre n’est interactif dans les environnements, ce qui est un peu dommage, mais on se contentera pendant un bon moment de tirer à travers les murs. La plupart des cartes se jouent très bien dans tous les modes de jeu, ce qui fait qu’on peut très bien choisir toujours le même type de partie et ne pas avoir l’impression de jouer toujours les mêmes cartes.
Il faut préciser que, pendant ma période de test, j’ai expérimenté très peu de problèmes de connexion. L’interface pour trouver des parties est simple, efficace et rapide. La manière à laquelle les équipes sont balancées m’échappe toujours, mais sinon il n’y a vraiment rien à dire à ce niveau. On voit qu’on a appris des leçons depuis le lancement désastreux de Call of Duty 3.

Au niveau de la présentation visuelle, la série est à la hauteur des expectations qu’elle a créées. Les graphiques sont sublimes, surtout en mouvement. Les animations sont réalistes et fluides et les effets de lumières éclatants. De plus, même lorsque l’action était intenable, le taux d’images par secondes est resté impeccable. Regarder une bataille à travers les lunettes de vision nocturne est quelque chose de rare, surtout grâce aux lasers des armes qui pointent dans tous les sens. Certes, le moteur n’offre pas des textures dignes de l’Unreal Engine, mais en mouvement, il est épatant. Les graphiques sont accompagnés d’une bande sonore tout simplement parfaite. On remarquera d’abord le jeu des acteurs qui est excellent, aidé par une écriture moins caricaturale que dans les épisodes précédents. Puis, le bruit assourdissant des batailles renversera quiconque a un système de son moindrement puissant. Non seulement les bruits des armes et des explosions sont très réalistes, mais la précision des commentaires de nos alliés qui crient « He’s behind the red car » est toujours impressionnante. La musique originale n’est pas mal du tout et vient harmonieusement compléter le tout.
En résumé, Call of Duty
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Date de sortie : 2007-11-5
Console :

Éditeur : Activision
Développeur : Infinity Ward
Genre : Jeu de tir (FPS)

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