Merchants of Brooklyn
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Écrit par Rédaction Game-Focus
Publié le samedi 16 mai 2009 20:00
Tout d’abord, avant d’entrer dans le vif de la critique de Merchants Of Brooklyn, un petit cours d’histoire sur ce jeu s’impose. Premièrement, MOB est une nouvelle licence créée par le studio californien Paleo Entertainment. Deuxièmement, le petit studio acquière le Cry engine 2 (moteur graphique de Crysis) dans le but de faire son jeu dans une palette graphique époustouflante. Troisièmement, le 17 mars, le jeu est lancé sur steam, à 20$. Plus tard dans la même journée, on découvre que le studio s’est trompé et a offert la version alpha du jeu, ce qui rend Merchants Of Brooklyn injouable et extrêmement «bogué»(crash, basse de FPS, sauvegarde qui ne marche plus, etc.). Quelques semaines plus tard, après un nombre incroyable de retouches, le jeu commence à se stabiliser sans toutefois être à point. Aujourd’hui, le jeu est à 10$ mais garde encore un goût amer.
Pour commencer, ce jeu prend place en l’année 3100 à Brooklyn. Avec le temps, les rues de la ville ont été recouvertes par la mer. Cependant, cela n’a pas empêché l’homme de reconstruire la ville par-dessus les ruines, mais la main-d’œuvre manque. Ils n’ont eu d’autres choix que de faire revivre des hommes de l’époque néandertalienne et d’en faire leurs esclaves. La ville se voit donc divisée en deux parties soit dans les sommets des gratte-ciels, le gratin de la société, et dans les bas fonds, les pauvres hommes du Néandertal perdus dans un monde violent. Quant à nous, le joueur, on incarne l’un de ces hommes des cavernes, un des plus grands guerriers utilisés dans des combats mortels illégaux. Malheureusement, on se fait arracher un bras lors d’un match et, en guise de compensation, on se voit offrir un bras bionique créé par un étrange scientifique. Avec l’aide de ce type, vous pourrez gagner votre liberté et casser la gueule à tous ceux qui vont essayer de vous en dissuader.

Malgré l’originalité du scénario, l’histoire est inintéressante. Les rares scènes d’histoire sont présentées sous forme de bandes dessinées peu attrayantes. De plus, les dialogues sont ennuyeux et ne nous insiste qu’à les ignorer. La cerise sur le gâteau, le jeu est entièrement en anglais et ne présente aucun sous-titre. De plus, jouer avec un Steam programmé en français engendrait divers plantages du jeu. Je me suis donc vu obliger de changer les options de mon compte. En bref, niveau scénario, un bel échec.
Ensuite, avant de m’attaquer à la jouabilité, il vaut mieux écrire sur l’aspect le plus « réussi » du jeu en parlant du design et des graphismes. Merchants Of Brooklyn est un beau mélange entre la bande dessinée et des décors réalistes. Même si le moteur graphique Cry Engine 2 n’est pas exploité de façon complète, ça n’empêche pas de rendre MOD beau. Les textures sont détaillées et variées, elles se mixent bien avec les personnages très «cartoonesques» du titre. Les déceptions viennent des animations étranges, mais qui expriment de façon décente l’univers de B.D. de Merchants Of Brooklyn. Le gros bémol provient toutefois du design des niveaux qui est très répétitif. Lorsqu’on voit un nouveau décor, il semble se répéter sans cesse tout le long du niveau et donne l’impression d’être complètement perdu. En résumé, le titre est une coche en-dessous de la qualité visuelle de Crysis, mais il s’en sort bien malgré d’anormales variations de FPS, par moment, qui rendent le jeu pénible, ou encore, plus pénible à jouer.
Nous voilà donc arrivés au plat principal, la jouabilité. Avant tout, mes attentes pour ce jeu étaient minimes, je savais très bien que j’allais avoir un jeu simple, rapide, dans lequel je ne devrais pas me casser la tête, un jeu dit « old school » quoi. Malheureusement, Merchants Of Brooklyn n’a même pas atteint ces simples petits critères. En premier lieu, l’intelligence artificielle est inexistante, c’est à peine si elle bouge. On a beau croire que les développeurs voulaient souligner la stupidité de l’homme préhistorique, toutefois ils ont poussé le bouchon trop loin. Les ennemies courent face première devant un mur, par moment, vous ignore et, une seconde plus tard, ils s’entretuent. Ils sont incroyablement stupides et lorsqu’ils tentent de vous faire la peau, ils ne font que courir latéralement en tirant sur vous et font des cibles faciles. Les boss suivent ce même pattern et, par moment, ils sont si cons qu’on les tue en quelques secondes à peine.

Quant au reste du jeu, il reste très à l’ancienne, heureusement. On met à notre disposition un beau petit arsenal classique (mitrailleuse, lance-roquette, etc.) doté d’un tir principal et secondaire qui vient de notre bras bionique. Ces armes nous sont données à des moments précis du jeu, sans raison, à part une petite phrase : « Je viens de finir ta nouvelle arme, je fais la mise à jour de ton bras! » C’est con, surtout que seule l’arme de base est vraiment la plus amusante. Il s’agit du bras lui-même, parce qu’il permet de faire littéralement exploser l’ennemi d’un coup de point chargé. En plus, on peut prendre les restes de notre adversaire et les saturer d’énergie avec notre bras pour les lancer comme des grenades. Le bras permet aussi de faire des exécutions violentes et drôles, il faut les voir pour les apprécier.
En conclusion, Merchants Of Brooklyn est mauvais, très mauvais. Son intelligence artificielle n’est même pas digne du premier James Bond. Son scénario est vraiment ennuyeux et sa durée de vie est limitée à trois heures de jeu tout au plus. Même s’il offre un jeu ligne, je n’ai jamais rencontré un autre joueur assez fou pour le tester en multijoueurs. Un jeu à éviter à tout prix.
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Date de sortie : 2009-03-17
Console :

Éditeur :
Développeur : Paleo Entertainment
Genre : Jeu de tir (FPS)

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