Test :: East India Company

East India Company

Une bonne idée, plusieurs défauts

Écrit par Rédaction Game-Focus

Publié le vendredi 31 juillet 2009 20:00

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On ne peut pas dire que les jeux de gestions, de tactique et de wargame se situant durant la conquête des Indes pullulent dans notre ludothèque. East India Company marque d’entrée de jeu un bon point dans nos esprits, mais est-ce le seul?

Un peu d’histoire

Le 31 décembre 1600, la reine Élisabeth Ire d’Angleterre accorde une charte royale conférant pour 21 ans le monopole du commerce dans l’océan Indien à la Compagnie anglaise des Indes orientales (d’abord anglaise, puis britannique sous le nom de British East India Company, B.E.I.C.).Première des Compagnies européennes fondées au XVIIe siècle pour conquérir « les Indes » et dominer les flux commerciaux avec l’Asie, elle trouve sa place face à la compagnie néerlandaise des Indes orientales, la VOC, et prend l’avantage sur la Compagnie française des Indes orientales qu’elle conduit à la ruine en conquérant toutes ses possessions en Inde. Elle marque profondément la création du futur Empire colonial britannique. Société anonyme, elle allait devenir l’entreprise commerciale la plus puissante de son époque, jusqu’à acquérir des fonctions militaires et administratives régaliennes dans l’administration de l’immense territoire indien. Heurtée de plein fouet par l’évolution économique et politique du XIXe siècle, elle décline progressivement, puis disparaît en 1874.Depuis ses quartiers généraux de Londres, son influence extraordinaire s’est étendue à tous les continents : elle a, entre autres, présidé à la création des Indes britanniques et du Raj, fondé Hong Kong et Singapour, répandu la culture du thé en Inde et l’usage de l’opium en Chine, retenu Napoléon captif à Sainte-Hélène, et s’est trouvée directement impliquée dans la célèbre Boston Tea Party qui servit de déclenchement à la guerre d’indépendance américaine.

Un peu de gameplay

Loin d’être aussi convaincant et pointilleux qu’Empire : Total War (dur de passer derrière un jeu avec aussi peu de défauts), l’ensemble reste plutôt convaincant, mais s’adressera à un public exigeant. Il faudra prendre en compte la vitesse du vent, sa direction, la vitesse du bateau, sa position et tout un tas de paramètres non paramétrables qui pourront avoir une forte incidence sur le déroulement de la bataille navale. À défaut de proposer un système de résolution automatique des conflits sur terre, le jeu vous oblige à vous battre jusqu’à mort s’en suive en dépit de la lenteur. Car simulation oblige, les bateaux sont d’une lenteur à agacer les moins patients. La lenteur est décidément omniprésente puisque même à la vitesse maximale de simulation lors des déplacements sur la carte du monde compter, avec votre premier bateau, entre 1 à 2 minutes pour atteindre les Indes. Heureusement le niveau de détail est presque poussé à l’extrême puisque la vitesse de vos navires dépend de ce dernier. Chaque type de bateau est unique et doit correspondre à vos critères en fonction de votre diplomatie (beaucoup de capacité de stockage) ou de votre agressivité (beaucoup de cannons). Vous aurez le choix entre onze bateaux et vous pourrez diriger une des huit nations qui ont joué un rôle majeur dans la conquête des Indes (Portugal, France, Britannique, Suedois, Dannois, Espagnol, Saint-Empire romain germanique et hollandais). Le but ultime étant, bien entendu, de conquérir les Indes avant le reste de l’Europe et donc de rejouer l’histoire à sa façon si l’on n’incarne pas les Britanniques. Pour ce faire, deux possibilités s’offrent à vous : la conquête par le commerce ou par la guerre. La conquête par le commerce reste le plus simple et propose un gameplay basé sur la gestion des ressources (porcelaine, armes, …) et d’une entente cordiale entre les nations. La conquête par la guerre consiste à prendre les douze principaux ports des Indes et de les contrôler. Ce deuxième choix est selon nous le moins intéressant puisque comme il est dit plus haut les batailles terrestres sont simulées et non jouables. La victoire se joue sur certaines caractéristiques que s’amuse à calculer l’ordinateur pour dire si oui ou non vous sortirez victorieux de la bataille déclenchée. On pourra regretter les temps de chargement extrêmement nombreux (entrer dans un port, sortir dans un port, quitter le jeu (oui même pour quitter le jeu il y a un temps de chargement)). Les ports ne sont modélisés que par un bâtiment dont la caméra fait le tour, une nouvelle fois lentement, afin de servir comme fond d’écran pendant que vous naviguerez dans des menus ternes, mais bien pensés. L’achat des bateaux ne se fait pas n’importe comment, car certains sauront disponible qu’après une date franchise (1629 par exemple). Pour finir, sachez qu’il existe une multitude de ressources à conquérir et que les gars de chez Nitro Games ont fait les choses bien, car la liste est trop longue pour être dévoilé dans ces quelques lignes de test.

Un peu de graphisme

Le jeu pêche à ce niveau là. Il est très loin d’être agréable à l’œil sans pour autant se pourfendre de ridicule. A contrario les niveaux des détails sont assez impressionnants puisqu’en mode bataille il vous suffira de zoomer au maximum pour voir vos petits matelots s’affairer à leur tâche. Le niveau graphique de l’eau n’est pas très bon non plus et c’est bien dommage pour un jeu se déroulant à 99% sur la surface de l’eau.

Beaucoup de durée de vie et de qualité sonore

Soyons claires, la durée de vie peut être infinie si vous accrochez au concept malgré les défauts. Trois campagnes solos plus une libre sont disponible. La Grande campagne se déroule entre 1600-1750 et vous devrez répondre aux objectifs fixés par votre supérieur, la Lutte pour la Domination consiste à laisser de côté l’aspect gestion pour se concentrer sur la victoire par les armes (1700-1750) et la Bataille pour les ressources correspond à l’inverse de la Lutte pour la Domination c’est-à-dire gagner en possédant le monopole des ressources disponibles dans les ports. Puis une dernière campagne libre est en fête un mode « Bac à Sable » où vous ferez comme bon vous semble. Un multijoueur est présent (quand il y a des personnes), mais n’offre que le mode bataille navale qui est clairement le côté le moins intéressant du jeu. Pour ce qui est de la bande-son, elle est exquise et propose une variété de musique symphonique intéressante, des bruitages réalistes et une ambiance très agréable, une vraie réussite!

Partant d’une idée excellente et peu conventionnelle, East India Company se rempli de tares qu’il n’y a pas lieu d’être (comme la limite de 24 images par seconde maximal), en plus d’un manque d’intérêt général pour le mode bataille trop brouillon se qui semble être un comble aux vues des possibilités tactiques s’offrant à nous. Le jeu se hisse avec du mal au-dessus de la moyenne notamment grâce à son contexte, sa durée de vie, ses ressources et sa bande-son.

 


Pour
- le gameplay - la durée de vie - la bande-son - l’intérêt général du titre
Contre
- les graphismes - la lenteur - les temps de chargement - les batailles navales - la résolution automatique des conflits terrestre - en anglais

Score final
6.3 / 10
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Détails sur le jeu
East India Company
Date de sortie : 2009-07-31
Console :
Éditeur : Paradox Entertainment
Développeur : Nitro Games
Genre : Strategie

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