Notre avis sur les Chevaliers de Baphomet 5

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Date de sortie : 20 juin 2014 (version complète)

Console :    

Développeur : Revolution Software

Genre : Point and Click

ESRB : T pour Teen

 

Les Chevaliers de Baphomet est une série qui a débuté en 1996, soit à la fin de l’âge d’or du genre point’n’click qui coïncide avec la sortie de The Dig en 1995. Si les deux premiers épisodes, respectivement arrivés en 1996 et 1997, sont généralement considérés comme des classiques du jeu d'aventure, le passage de la série à la 3D ne s’est pas fait sans heurts avec les 2 épisodes suivants sortis en 2003 et 2006. Pour l’anecdote, ce passage en trois dimensions s’est fait sous la pression de l’éditeur THQ qui jugeait que le genre du jeu d’aventure en 2D n’était plus vendeur.

 

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C’est donc logiquement qu’en août 2012, Charles Cecil, l’auteur de la série, décide de revenir aux sources en proposant un cinquième épisode en 2D. C’est tout aussi logiquement que la voie du financement participatif sera choisie, méthode ayant fait ses preuves pour ressusciter d’anciennes gloires du patrimoine vidéo ludique en tirant sur la corde nostalgique des joueurs. Le 22 septembre 2012, le jeu est largement financé avec 771.000 $ de fonds réunis sur les 400.000 $ demandés. La date de sortie originelle était prévue pour avril 2013 mais en novembre 2012 Charles Cecil annonce finalement que le jeu sera divisé en 2 car le jeu a pris plus d’ampleur que ce qu’il avait anticipé. En résulte une sortie en décembre 2013 pour le premier épisode et en janvier 2014 pour le second. Cette critique va s’atteler à juger le jeu dans son ensemble en considérant le jeu comme un tout cohérent.

Le scénario de cet opus est fidèle à la tradition de la série avec un mélange savamment dosé entre religion, histoire et ésotérique qui vous fera voyager de Paris à l’Irak en passant par la Catalogne. Le jeu débute lorsqu'un tableau, la Malediccio, est volé dans une galerie parisienne pendant un vernissage auquel assistent nos deux héros, George Stobbart et Nicole Collard. Si l’intrigue n’est pas dépourvue de fils blancs et de raccourcis, l’ensemble saura vous tenir en haleine efficacement malgré un final quelque peu expédié.

 

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Le vrai problème est un manque évidement d’homogénéité entre les deux épisodes : au départ nous assistons à une enquête policière classique et terre à terre pour soudain embrayer sur une seconde partie plus centrée sur les énigmes basées sur l’histoire et la religion. Et l’on touche au premier grand problème du jeu et de sa nature épisodique : on sent que Revolution Software a procédé à quelques ajustements pour le deuxième épisode en prenant en compte les retours des joueurs. Cela se ressent aussi au niveau de la difficulté car si la première partie est enfantine, la seconde devient très brusquement beaucoup plus compliquée avec certaines énigmes certes intéressantes mais défiant parfois toute logique.

L’interface est efficace et personnalisable. Il est en effet possible de switcher entre une interface moderne et une autre plus classique. Un système de trophées/succès ainsi que des astuces sont également incorporés dans le jeu. Heureusement, les développeurs ont eu le bon goût de permettre aux joueurs de les désactiver. Une interface utilisateur qui s’adapte donc à la fois aux vieux briscards du jeu d’aventure et aux nouveaux venus que les casses têtes n'intéressent pas.

 

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Le jeu est graphiquement sublime de bout en bout avec une 2D fine et colorée qui fourmille de détails. Certain tableaux parcourus sont un vrai plaisir pour les yeux et la modélisation des personnages en 3D s’incorporent bien aux décors. Là où le bât blesse est que tout cela manque cruellement de vie. En effet, les animations sont peu nombreuses et les bruitages manquent de consistance. De plus, certains effets de perspectives étranges émaillent quelques écrans.

Si les bruitages manquent cruellement d’épaisseur, la musique, tour à tour mystérieuse ou inquiétante, sait s’adapter aux diverses situations que l’on rencontre tout au long du jeu. Le doublage est également de qualité que ce soit pour le personnage principal George Stobbart (avec toujours l’excellent Emmanuel Curtil pour la version française) ou les personnages secondaires. La seule ombre au tableau vient du doublage de Nicole Collard qui souffre de problèmes d’intonations et qui jure beaucoup sur un ensemble qui s’en sort très bien. Notez qu’il est toutefois possible d’opter pour le doublage original dans les options du jeu.

 

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L’une des forces des Chevaliers de Baphomet vient justement de ses personnages hauts en couleur. Si George Stobbart est toujours aussi pince sans rire et que beaucoup d’anciens personnages refont surface pour notre plus grand plaisir, force est d’avouer que le nouveau casting est assez terne en comparaison. Le grand méchant de l’histoire et une caricature sans âme qui souffre indéniablement d’un manque de développement.

Enfin, de nombreux problèmes de finition nuisant à l’immersion ponctuent le jeu. Graphiquement d’abord avec des objets qui disparaissent à l’écran et créent des incohérences visuelles et des modèles de personnages qui se superposent de manière étrange. Les dialogues manquent de rythme du fait de l’enchaînement très lent des répliques des personnages et il est impossible d’ouvrir l’inventaire tant que notre personnage n’est pas immobile.

 

malediccio

 

Les Chevalier de Baphomet 5 : La Malédiction du Serpent souffre donc de son format divisé en 2 épisodes avec un manque de cohérence flagrant. Si la première partie est très terre à terre et globalement maîtrisée la seconde partie semble avoir été terminée dans l’urgence.

 

pour

- Graphiquement sublime

- Le doublage globalement excellent

- Une musique dans le ton

- Une première partie maîtrisée

- Interface personnalisable

 

contre

- Une difficulté en dent de scie

- Manque de cohérence global

- Nouveaux personnages manquant de personnalité

- Problème de finition

- Humour en retrait

 


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