Notre test de Anarchy Reigns
Anarchy Reigns
  • Date de sortie : 8 février 2016
  • Console :
  • Éditeur :
  • Développeur : PlatinumGames

Trois ans après avoir fait saigner le noir et le blanc de MadWorld, Jack Cayman revient en couleurs dans Anarchy Reigns. L’hémoglobine coule un peu moins, mais le plaisir est toujours présent.

*Notez qu’Anarchy Reigns sortira en Amérique du Nord et en Europe au mois de mars 2013. La version critiquée par GameFocus est la version japonaise sortie au mois de juillet 2012 et est nommée là-bas Max Anarchy.

L’histoire et la campagne solo

PlatinumGames nous a habitué à des histoires plus ou moins mémorables. Est-ce que vous souvenez de l’histoire de MadWord ou de Vanquish? Si la réponse est non, et bien, vous risquez d’oublier celle d’Anarchy Reigns encore plus vite!

La campagne solo d’Anarchy Reigns est séparée en deux parties : le camp noir et le camp blanc. Pour avoir l’histoire complète et la vraie fin, vous devez finir les deux parties, car elles sont complémentaires. Dans le camp noir, vous suivez l’histoire de Jack Cayman qui est chargé de retrouver l’assassin de sa fille : Maximillian Caxton. Dans le camp blanc, vous suivez l’histoire de Leo (Leonhardt Victorion) qui est à la poursuite d’un ancien collègue de travail : Maximillian Caxton. Celui-ci aurait présument assassiné sa femme. Comme vous pouvez vous en douter, Jack et Léo se croiseront à plusieurs reprises, et chacun d’entre eux réservent un sort différent à Maximillian…

Si l’histoire d’Anarchy Reigns ne brille pas par sa profondeur, elle a quand même le mérite d’être plus intéressante et mieux présentée que certains jeux de combats de style beat them all actuels. Chaque camp est divisé en quatre cartes ouvertes (les mêmes environnements reviennent dans les deux camps, mais les cartes sont différentes) dans lesquels vous pouvez vous promenez comme bon vous semble. Dans ces cartes sont situées six objectifs à accomplir. Les objectifs se débloquent au fur et à mesure que votre score s’améliore (chaque ennemi tué fait grimper le score). Les objectifs désignés en vert n’ont aucun rapport avec l’histoire. Ces objectifs vous demanderont, par exemples, de tuer le plus d’ennemis possibles dans un temps donné, d’abattre le plus d’ennemis possibles à l’aide d’un hélicoptère, etc. Chacun de ces objectifs peut être recommencés autant de fois que vous le désirez pour améliorer rapidement votre score pour débloquer les autres objectifs et les meilleures médailles possibles (la médaille platinum étant le top du top). Les objectifs désignés en orange sont liés à l’histoire et vous ne pouvez les faire qu’une fois. En plus de faire progresser soit l’histoire de Jack ou de Leo, c’est durant ces objectifs que vous rencontrerez les 16 personnages à débloquer pour jouer en multi.

Une fois la campagne solo terminée dans les deux camps (plus ou moins dix heures de jeu), vous pourrez rejouer dans chacune des cartes à la difficulté et avec le personnage de votre choix. Une bonne manière de faire durer le plaisir et d’essayer d’améliorer les médailles décrochées.

 

Le multijoueur

Peut-être que la campagne solo vous laissera sur votre fin à cause de sa répétitivité, mais heureusement, le multijoueur est là et laissez-moi vous dire que le nom du jeu y prend tout son sens! Le jeu est très anarchique, mais jamais au point de devenir injouable.

Dans le mode multijoueur, vous retrouvez le matchmaking selon classement (un mode pour combattants accomplis, les résultats affectent les classements et vous ne pouvez pas inviter d’autres joueurs), le matchmaking d’amis (un mode de combat plus décontracté, les résultats n’affectent pas les classements et vous pouvez inviter d’autres joueurs), puis finalement, le mode partie privée (un mode pour joueurs invités seulement, à personnaliser entièrement, aucun point d’expérience en jeu et les résultats n’affectent pas les classements). Les serveurs de SEGA fonctionnent très bien, une à deux minutes suffisent pour trouver une partie et aucun temps de latence n’apparaisse en jeu.

Onze types de jeux sont présents et il y en a pour tous les goûts : bataille royale (un free for all à 16), match à mort en équipe (4 vs 4), baston en duo (4 équipes de 2 joueurs), match à mort en duo (2 vs 2), match à mort (4 joueurs), match en cage (1 vs 1), capture du drapeau (4 vs 4), capture du drapeau à 3 équipes (1 seul drapeau et 3 équipes de 2 joueurs), baston en équipe (4 vs 4), Deathball (une sorte de jeu de football à 4 vs 4), survie (survivre à des vagues d’ennemis en équipe de 3 joueurs).

Bref, si vous accrochez à Anarchy Reigns vous pouvez facilement doubler sa durée de vie grâce au multijoueur très complet et encore plus fun que la campagne solo. Par contre, dommage qu’il n’y ait pas un mode multijoueur hors-ligne pour voir l’expression de votre ami quand vous lui éclatez la figure.

Jouabilité

La jouabilité d’Anarchy Reigns est simple et peu importe le personnage que vous choisissez, les boutons d’attaques sont les mêmes (un peu à l’image de la série Super Smash Bros). Un bouton pour les attaques rapides, un bouton pour les attaques lourdes, un autre pour sauter, un autre pour parer, etc. En maintenant une gâchette de la manette, vous déclenchez une sorte d’attaque puissante limitée en utilisations et à combiner soit avec le bouton d’attaques rapides ou d’attaques lourdes. En appuyant sur les deux joysticks, vous entrez dans mode furie qui se remplie après plusieurs combos et qui vous rend quasi-invincible. Après, les 16 personnages ont une apparence et une corpulence bien à eux, certains sont plus rapides, d’autres plus agiles, certains plus forts, etc. À vous de voir lequel vous préférez voir évoluer dans le monde 3D d’Anarchy Reigns. Aussi, il est possible d’attraper des éléments du décor pour se défendre (voitures, pancarte, baril explosif, etc.) et d’utiliser des items qui vous sont fournis aléatoirement (mines, lance-missile, etc.).

Graphismes

Anarchy Reigns utilise le même moteur que Bayonetta et Vanquish. Toutefois, Anarchy Reigns est un poil moins joli que les anciennes productions HD de PlatinumGames. Les décors sont un peu vides et leurs textures sont ternes. Par contre, les personnages ont de la gueule et sont colorés. Les cinématiques de la campagne solo sont superbes, encore plus belles que celles de Bayonetta et de Vanquish. À vrai dire, les développeurs semblent avoir privilégié le nombre de personnages affichés à l’écran plutôt que les graphismes. Au moins, on ne retrouve jamais de temps de latence, même en multijoueur lorsque 16 joueurs s’affrontent durant une bataille royale.

Musiques

Avec Bayonetta, PlatinumGames nous avait offert des airs jazzés qui donnaient une ambiance bien particulière au jeu et se tenait loin des musiques technos des traditionnelles beat them all. Ce n’est pas le cas d’Anarchy Reigns qui reprend une recette qui a fait ses preuves, celle des musiques technos sous acides avec un léger mélange de hip hop. Ce n’est pas bien grave puisque les musiques présentes dans Anarchy Reigns sont pour la plupart réussies et entraînantes.

Focus final

Anarchy Reigns est un bon jeu, mais n’est pas un grand jeu. La brochette de personnages qu’il propose de jouer sont déjantés et le multijoueur offre plusieurs types de jeux très addictifs. On regrettera peut-être la tournure que prend la campagne solo avec tous les défis sans queue ni tête. Un jeu à faire pour le plaisir de jouer, un jeu qui fait sortir le méchant. À acheter principalement pour jouer au mode multijoueur, ou attendre une baisse de prix.


+ Pour
  • +Les différents types de jeux en multijoueur +Les 16 personnages déjantés +Grand facteur de rejouabilité
- Contre
  • -L’histoire de la campagne solo -La répétitivité de la campagne solo -Les décors un peu ternes
donne la note globale de 8.1