Notre test de Test Drive: Ferrari Racing Legends
Test Drive: Ferrari Racing Legends
  • Date de sortie : 14 mai 2012
  • Console :
  • Éditeur : Atari
  • Développeur : Slightly Mad Studios
Fêtant ses  65 ans cette année, Big Ben Interactive offre à la marque Ferrari un cadeau d’anniversaire retraçant les glorieuses années de Ferrari de sa naissance à nos jours. Un cadeau qui ferait verser une larme à n’importe quel nostalgique ou aficionado de la marque italienne.  Si dans les faits, TDFRL devrait plaire aux amateurs de la marque luxueuse,  il n’est pas certain qu’en termes de simulation de voitures il fasse l’unanimité.
 
Test Drive Ferrari Racing arrive à une période creuse dans les simulations de course. De quoi lui laisser le champ libre pour démontrer toutes ses qualités, sans avoir de concurrence dans le même mois. Pourtant, très vite on se rend compte que les développeurs se tirent une balle dans le pied avec le mode campagne. En nous plongeant directement dans ce mode, on reprend l’épopée Ferrari à ses débuts avec les tout premiers modèles avec le pilote qui va devoir dompter ses montures à travers 65 ans d’épopée italienne. À travers certains véhicules on se prend pour Tom Selleck, Shumacher   et le rappeur The Game qui aurait une F430 extérieur cuir… (ouais on s’en fiche)
 
 
Raconte-moi une histoire
 
Premier constat assez embêtant, cela manque de charme. La campagne ne nous emmène pas suffisamment dans une immersion avec Ferrari. Les développeurs de Slighty Mad studios auraient pu nous raconter à leur sauce l’histoire de Ferrari plutôt que l’on cherche nous-mêmes sur Wikipédia. C’est donc un peu sans véritable entrain que l’on conduit ses modèles, sans vraiment savoir quelques anecdotes à leur propos, ni nous replacer dans un contexte historique. Il est vrai que ce n’est pas ce que l’on demande à un jeu vidéo, mais du coup, il nous manque ce côté narratif qui aurait largement rajouté au charme du jeu.  Graphiquement, on ne peut pas dire que la célèbre marque de luxe soit mise en valeur. On passe volontiers l’éponge sur les décors des circuits (une petite quinzaine) mais on aurait tout de même aimé que le tout donne un meilleur rendu. La vue d’intérieur quel que soit le véhicule manque singulièrement d’élégance, ce qui est dommage, étant donné que cette vue est de loin la plus adaptée pour ce jeu. On nous dit d’ailleurs dans l’oreillette que la version 360 serait bien plus attrayante que la version PS3.
 
 
En revanche, les créateurs de Need for Speed ne se sont pas moqués de nous au niveau de la durée de vie de la campagne solo. Si de primes abords cela semble assez limité avec les trois campagnes or, argent et moderne, il faut savoir que celles-ci sont composées à chaque fois d’une cinquantaine de courses minimum. La période d’or par exemple (1947-1973) compte 58 épreuves. De quoi largement s’amuser pendant des semaines voire des mois, tant les véhicules sont nombreux. Dès lors, à la fin du mode campagne, chaque joueur aura très certainement trouvé sa Ferrari de prédilection, cela tombe bien étant donné la cinquantaine de véhicules proposés Testarossa, (Enzo, F 430, F40, 308 GTB, Dino 246 GTS) .  La conduite diffère beaucoup selon les gammes et offre du coup, un gameplay assez riche et varié selon les véhicules. Vous l’aurez compris, cela jouera beaucoup dans la durée de vie du jeu, et ce, même si l’on ne trouve pas de mode en écran partagé.  Malheureusement, et quel que soit le degré de difficulté, on trouve quelques aberrations avec l’intelligence artificielle. Selon les courses il n’est pas impossible que votre concurrent artificiel vous fonce dessus de manière bien étrange. De quoi nous rappeler les heures de gloire des salles d’arcade avec OutRun (d’ailleurs, vous pouvez choisir la célèbre Testarossa).
 
 
Auto-de-luxe-tamponneuses
 
En dehors du mode campagne, on retrouve le contre-la-montre et la course rapide. Assez pauvre il est vrai, mais vous pourrez toujours compter sur le mode multijoueur. Ce mode justement, peut rapidement devenir votre ennemi. En sachant que vous aurez de bonnes chances de tomber sur le « noob » de service, il est dès lors très facile de se faire tamponner sans que la personne incriminée se voie pénaliser. Un comble lorsque l’on sait que l’on peut avoir des points de pénalité quand on double illégalement avec un virage coupé.  L’occasion pour nous de signaler que la gestion des dégâts est inexistante. On aura donc parfois l’impression de piloter des auto-tamponneuses plutôt que de vraies ferraris. Un choix délibéré de la part des développeurs qui en amusera certains mais agacera probablement une large partie des amateurs de course.
Autre grief que l’on pourrait signaler, est la bande sonore du jeu. Correcte au niveau des bruits des moteurs, c’est cependant au niveau de votre directeur sportif que le bât blesse. Très répétitif, on a qu’une seule envie c’est que ce dernier se taise.  On nous arrache cependant un petit rictus lorsque l’on compare les bruitages des premiers modèles avec ceux des modèles récents.
 
 
Focus Final
 
Reste que Test Drive Ferrari Racing Legends propose un large panel de conduite qui devrait à défaut de vous émerveiller, vous satisfaire pleinement. Que l’on soit un véritable passionné de la marque Ferrari ou un simple amateur de belles voitures, Test Drive Ferrari Racing Legends mérite un petit coup d’œil. Il faut avouer que les développeurs de Slighty Mad Studios nous ont habitués à mieux avec Need for Speed : Shift  et Shift 2 Unlimited, et ont maintes fois donné l’impression qu’ils se sont contentés du strict minimum. Il aurait fallu une campagne solo plus immersive et moins répétitive, de meilleurs graphismes et tout simplement une meilleure réalisation globale pour que Test Drive Ferrari Racing Legends entre complètement dans la cour des grands.

+ Pour
  • -Une campagne solo très riche
  • -Durée de vie bien longue
  • -Mode replay bien ficelé
- Contre
  • -Une campagne solo riche, mais ennuyeuse
  • -Pas d’écran partagé
  • -Graphiquement pauvre
Rédaction Game-Focus donne la note globale de 6.5