Test :: Dissidia 012: Final Fantasy

Dissidia 012 (Duodecim) Final Fantasy

13 à la douzaine !

Écrit par Rédaction Game-Focus

Publié le vendredi 22 avril 2011 20:00

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N’importe quel mordu de Final Fantasy s’est émerveillé devant le style visuel de Tetsuya Nomura. Notre fidèle de SquareEnix n’hésite pas à faire virevolter les personnages lors des combats épiques, défiant toutes les lois de la pesanteur. Quand Final Fantasy Dissidia sort en aout 2009 chez nous, les fans ne peuvent qu’être ravis de retrouver les héros de chacun des épisodes de la série fétiche de SquareEnix dans un jeu de combat aux couleurs de notre homme. Un treizième épisode de Final Fantasy plus tard, le géant japonais crée la surprise en proposant une suite à Dissidia. Simple mise à jour, stagnation ou évolution ? Réponses en quelques mots.

 
 
Dans les épisodes précédents…
 
La guerre fait toujours rage entre Chaos (le mal) et Cosmos (le bien). Afin de défendre ses intérêts, Cosmos a fait appel à ses serviteurs pour défier ceux de Chaos. Autrement dit, les héros principaux de chaque épisode se retrouvent à combattre encore une fois leurs pires ennemis. Si Dissidia nous plongeait en pleine guerre, Duodecim propose une introduction à toute cette épopée. He oui, c’est la grande surprise de SquareEnix ! Via un scénario inédit, la rencontre entre tous les personnages nous est racontée. De quoi introduire en douceur les nouveaux personnages du jeu (Lightning (XIII), Vaan (XII), Prishe (XI), Yuna (X), Laguna (VIII), Tifa(VII), Gilgamesh(V) et Kain (IV)) à travers le scénario 012, tandis que le 013 est un remaniement de l’histoire de Dissidia intégrant les nouveaux venus et l’épilogue est totalement inédit.
 
Autre surprise, la présence d’une carte du monde, à l’image de Final Fantasy VII ou VIII. Les personnages se déplacent dessus jusqu’à l’entrée d’un damier, reprenant la même structure que l’épisode précédent. Après quelques heures, la supercherie se laisse découvrir pour révéler une linéarité toujours aussi grande. Ne pensez pas parcourir le monde entier librement, il s’agit tout juste de faire quelques pas, ouvrir un trésor et affronter un ennemi de la carte. On retrouve donc un damier, avec des cases occupées par des ennemis qu’il faut pourfendre afin d’avancer jusqu’au gardien de niveau.
 
 
Des mogs à la pelle !
 
Un petit côté stratégique a tout de même été rajouté. Lors de nos combats sur les damiers, des points « Kupo » peuvent être gagnés selon certaines conditions. Ces points sont à dépenser chez nos amis les mogs, afin d’acquérir les meilleurs équipements du jeu. Obtenir plus de points en même temps demande de réaliser des suites de combats : 4 combats à la suite pour un point par combat donnent 16 points (4x4=16). Attention tout de même, car les points de vie ne se rechargent pas entre les combats. La stratégie est donc de mise pour ne pas perdre tous nos points durement gagnés.
 
Ces points « Kupo » illustrent très bien l’un des gros points forts de Duodecim : la grande richesse d’équipement et d’objets à acquérir selon des conditions bien spécifiques. Les collectionneurs fous pourront s’en donner à cœur joie, dans un jeu particulièrement complet et qui semble sans fin. Que ce soit les équipements des personnages, les attaques spéciales à débloquer, les invocations ou encore les différents secrets, il y a de quoi faire durant des heures et des heures. Compter 15 heures pour finir le scénario 012, une trentaine pour finir l’histoire en entier et une centaine pour tout parcourir ! Il est même possible de créer ses propres quêtes via un éditeur intégré, pour ensuite les diffuser sur le net. Les développeurs ont vu grand et ne le cachent pas.
 
 
Combats sans gravité
 
Duodecim propose bien évidemment son lot de combats tous plus épiques les uns que les autres. La recette reste la même : retirer tous les points de vie de l’adversaire. Pour cela, il « suffit » de foncer sur l’ennemi avec des attaques de bravoure afin de lui voler tous les points portant le même nom. Une fois son compte de bravoure à 0, il passe un mode « break », l’occasion pour nous de porter une attaque à ses points de vie. Ainsi de suite jusqu’à ce que mort s’ensuive. La première heure de jeu augure des combats répétitifs et court, mais une fois passé 5 ou 6 heures de jeu, nos personnages bénéficient de suffisamment d’attaques, d’esquivent, d’invocation ou encore de mouvements spéciaux pour rendre les affrontements palpitants.
 
L’aspect visuel est toujours là pour appuyer la violence des coups, avec des personnages qui volent sur des dizaines de mètres suite à un assaut violent. Que ce soit à courte ou longue portée, on se s’ennuie pas. Chacun de nos héros possède son style propre, comme Lightning qui use d’un job en fonction de la situation (combattant, magicien ou guérisseur), ou encore Laguna qui reste bien meilleur de loin grâce à ses fusils. La différence entre chaque personnage est impressionnante et il faudra prendre quelques minutes avant de trouver les subtilités de chacun. Petit plus : la possibilité d’appeler un ami pour nous aider selon une jauge à remplir, ou encore le choix entre des combats dynamiques ou en mode RPG (les commandes se font automatiquement, comme FFXII). Vous l’aurez compris, du côté des combats nous restons dans le connu, mais diablement efficace. Dommage que la caméra soit toujours autant capricieuse dans certaines conditions (proche des murs ou encore quand les personnages se retrouvent l’un en dessous de l’autre).
 
 
Du visuel déjà vu
 
Si l’aspect graphique étonne toujours autant pour une console portable, on ne peut que remarquer le manque d’originalité de la part des développeurs, en particulier pour les décors de combats. Ce ne sont pas les quelques nouvelles arènes ou encore la carte du monde qui donneront la sensation d’être dans un autre univers. La qualité reste au rendez-vous, que ce soit dans la modélisation des personnages, la fluidité des affrontements ou encore les scènes cinématiques (toujours sublimes), mais on sent qu’il y a eu moins de travail de ce côté. Les musiques plairont à coup sûr aux fans, puisque chacune des grandes mélodies des 13 épisodes est présente. Parcourir une carte du monde avec Lightning avec pour fond le thème de FFXIII a quelques choses de grisant pour le joueur ayant passé 60 heures sur le Final Fantasy en question.
 
Finissons avec le plus gros point noir du jeu : la traduction. Difficile de comprendre pourquoi la traduction ne concerne que les dialogues, alors que le reste n’a pas été traduit en français. Nous retrouvons donc des menus, des explications et surtout des conseils en anglais, alors que 80 % du jeu est expliqué en dehors des dialogues. De quoi frustrer tous les joueurs français de la Terre.
 
 

Dissidia Duodecim Final Fantasy propose un contenu d’une richesse impressionnante, doublé d’un excellent système de jeu. Si le fan service prend une grande place dans l’aventure, les amateurs de A-RPG en auront également pour leur argent, les combats étant un grand point fort du jeu. On ne peut que saluer le travail de SquareEnix, qui nous sert encore une fois un produit de grande qualité, malgré un manque de renouvellement au niveau du level design. Un grand jeu pour la PSP, à parcourir les yeux fermés.


Pour
-Maintenant 30 combattants -Des combats visuellement ahurissants -Un contenu riche et complet -Une encyclopédie pour les fans de la série
Contre
-Manque de renouvellement pour les décors -Parfois austère pour les novices -Une traduction partielle incompréhensible

Score final
8.4 / 10
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Détails sur le jeu
Dissidia 012: Final Fantasy
Date de sortie : 2011-03-22
Console :
Éditeur : Square Enix
Développeur : Square Enix
Genre : Jeu de rôle (RPG)

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