Assassin's Creed Origins: une pause bénéfique ? [60059]

Assassin's Creed Origins: une pause bénéfique ?

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Nom: Assassin's Creed Origins

Plateformes: PCPS4 smallXbox One small

Éditeur: Ubisoft

Développeur: Ubisoft Montréal

Prix:  80 $ CDN

Type: Action / Exploration en monde ouvert

Conditions de test: Le jeu a été testé sur une Playstation 4 de base avec l'édition Gold (captures d'écran du testeur)


Note : La copie du jeu utilisée pour la production de cette critique a été gracieusement offerte par l’éditeur. Les opinions dans cette critique ne tiennent pas en compte la participation de l’éditeur qui n’intervient aucunement dans le processus de rédaction de nos textes et de nos vidéos.


En perte de vitesse en terme de ventes et d'image depuis quelques épisodes du fait de l'annualisation de la franchise générant des jeux à la finition plus que douteuses, Ubisoft a décidé de laisser respirer sa série Assassin's Creed afin de laisser le temps aux développeurs de peaufiner leur bébé. Est-ce que cette pause en valait la peine ? Réponse dans ces lignes.

 

 

Qui dit nouvel épisode dit nouvelle époque et nouveau cadre. Cette fois les événements prennent place en Égypte en -49 avant notre ère. On incarne les Medjaÿ (le nom des protecteurs du royaume) Bayek et en quelques occasions, Aya, sa compagne, dans leur combat contre le Pharaon Ptolémée XIII et un mystérieux ordre des anciens qui ont assassiné leur enfant. Une quête de vengeance et de justice et des personnages somme toute assez classiques pour la série et qui seront l'excuse parfaite pour nous faire croiser des personnages historiques comme Cléopâtre ou Jules César et de nous faire profiter d'un vaste terrain de jeu emplit de lieux emblématiques au fur et à mesure de l'assassinat de nos cibles (les dialogues dans l'autre monde sont par contre particulièrement intéressants visuellement).

 

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Et quel terrain de jeu! Le monde ouvert qui nous est offert est immense et il faudra de nombreuses heures ne serait-ce que pour dévoiler l'ensemble de la carte. On aurait d'ailleurs pu craindre que la taille immense de la carte se fasse au détriment de la variété des environnements mais il n'en est rien. Du petit village de Siwa à la métropole d'Alexandrie en passant par la ville ensablée de Letopolis, les lieux visités sont diversifiés et le sens du détail apporté à cette Égypte virtuelle est bluffante et rend l'exploration incroyablement satisfaisante d'autant que la plastique du jeu est loin d'être en reste avec un rendu général très léché qui pousse à s'arrêter à de nombreuses occasions et de faire le touriste de base avec le mode photo intégré dans le jeu. Les options du jeu permettent aussi de modifier la charge d'informations du HUD ce qui est grandement appréciable. Pour ma part j'ai effectué le jeu en mode ''allégé'' qui constitue un bon équilibre entre visibilité et indicateurs à l'écran.

 

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Le cœur du système de jeu n'a pas changé et tous les éléments classiques de la série sont présents avec l'escalade libre, les quêtes annexes et diverses activités à réaliser. Contrairement aux épisodes précédents, adieu les plumes et autres collectibles simplement là pour gonfler artificiellement la durée de vie. Par conséquent, on a l'impression que les cartes sont un peu moins chargées en événements mais cela est peut-être lié au contexte historique et à la densité moindre des environnements urbains comparé au Paris de Unity ou à Londres dans Syndicate.

Pour autant, les activités ne manquent pas et il sera courant d'être détourné de son objectif initial. Certaines quêtes annexes ont fait l'objet d'un soin particulier avec une mise en scène soignée et une écriture qui fait le boulot même si la majorité n'évite pas l'écueil de la quête ''Fedex', demandant d'aller bêtement d'un point A à un point B. Mention spéciale à cette quête ou Bayek est horrifié par une tannerie clandestine de crocodile alors que le joueur passe le jeu à chasser le crocodile pour récupérer sa peau... On pourra visiter des tombeaux afin de trouver des tablettes anciennes offrant des points d'aptitudes, détruire des statues du pharaon Ptolémée, massacrer des camps ennemis, jouer avec les constellations ou encore récupérer des coffres abandonnés et des papyrus. En plus de cela, des événements aléatoires tels que des raids de rebelles que l'on peut assister ou encore des attaques de prédateur à stopper donnent vie à cet immense monde ouvert. Rien de révolutionnaire mais pour trouver des nouveautés il va falloir se pencher du côté du système de jeu.

 

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Assassin's Creed Origins a en effet opéré une transformation vis à vis du reste de la série en empruntant de nombreuses mécaniques aux jeux de rôles à la The Witcher. D'abord, un système de niveau régit l'ensemble du jeu et a un fort impact sur la progression et l'exploration. En effet, si en face de vous un ennemi a deux niveaux de plus que vous, l'affrontement sera difficile mais vous pourrez vous en sortir. À partir de 3 niveaux de plus que vous, n'y pensez même pas car vos adversaires vous massacreront en deux coups tandis qu'eux sont de véritables sacs à points de vie impossible à abattre (même avec la lame d'assassin qui ne fera que les chatouiller!). Notez que l'inverse ne se produit pas et un adversaire de 10 niveaux de moins que vous pourra vous occire assez aisément. Cela oblige donc le joueur à choisir des quêtes à sa portée et de visiter des régions avec un niveau proche du sien ce qui a pour conséquence de rendre la progression assez balisée. Cela créé aussi des situations absurdes avec des animaux dans certaines régions qui vous abattent d'un coup alors que leurs voisins étaient inoffensifs. Se faire tuer par un vautour mutant dopé aux stéroïdes est assez humiliant quand on vient d'abattre un camp entier de soldats.

Une autre conséquence de ce système de niveau est qu'à plusieurs reprises dans le jeu, il a fallu stopper la progression dans la quête principale afin de réaliser des quêtes annexes pour pouvoir coller au niveau requis. L'inverse est également vrai car si le joueur se lance dans une frénésie complétionniste et réalise toutes les activités annexes avant de progresser dans la quête principale, il se retrouve à être de trop haut niveau et la difficulté baisse énormément. 

Les affrontement ont également été revus. Plus de combats basés sur le rythme avec des ennemis qui attaquent les uns après les autres, maintenant nous avons le droit à des joutes basées sur l'esquive ou le contre au bouclier selon les compétences que vous avez débloquées pour Bayek. La difficulté est plus relevée que dans les épisodes précédents et il est agréable de ne pas sentir invincible et de devoir planifier un minimum nos attaques afin de s'en sortir vivant, d'autant que les impacts et les feedbacks sont bien retranscrits et que les finish moves sont très satisfaisant visuellement. Cependant, la maniabilité demeure parfois perfectibles et le tout manque quelque peu de précision surtout dans les environnements intérieurs. Mention spéciale tout de même à l'arc qui est très agréable à utiliser.

 

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L'équipement est aussi emprunté aux jeux de rôles avec une variété d'armes de corps à corps et à distance assez impressionnant. Il va vous falloir expérimenter les haches, les lances, les épées doubles et les différents types d'arc afin de trouver l'arsenal qui colle à votre façon de jouer. Ces armes sont classées en rareté, commune, rare et légendaire et disposent toutes d'un niveau à la manière de notre personnage et de diverses compétences associées à chacune. Celles-ci sont nombreuses et il est véritablement possible de personnaliser son équipement. On pourra améliorer ces armes auprès des forgerons et on pourra également les démonter afin de récupérer des matériaux qui serviront à améliorer les dégâts de notre lame d'assassin, augmenter notre santé ou encore augmenter le nombre de flèches que l'on peut embarquer. Ces matériaux pourront être récupérés dans des convois de soldats qui déambulent sur la carte on en chassant des animaux.

Enfin, à chaque montée de niveau, Bayek pourra dépenser des points d'aptitudes dans chacun des trois arbres de compétences. Le premier correspond à une approche en finesse avec des améliorations liées à l'arc et à la furtivité tandis que le second est lié au combat brute au corps à corps. Le troisième permet de pouvoir utiliser des outils spécifiques comme les dards soporifiques ou les boules de fumées.

Là ou le bât blesse est que dans le terme jeu de rôle, il y a... rôle. Et contrairement à un The Witcher pour le citer encore une fois, il n'y a aucune notion de choix de la part du joueur. Impossible par exemple de refuser une quête, Bayek est un bon samaritain prompt à aider son prochain et si cela est cohérent avec son statut de protecteur, l'impossibilité de résoudre des quêtes de plusieurs manières différentes est plus embêtant et nuit à l'immersion.

 

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On pourrait reprocher à Assassin's Creed ses tâtonnements avec son système de niveau plus frustrant que gratifiant ou son système de combat manquant de finition. On pourrait lui comparer le récent The Witcher 3 et le fait que l'écriture n'y est pas aussi riche et que le côté jeu de rôle est totalement absent. Ce serait oublier la richesse de son monde ouvert à la fois vaste, varié, très vivant et fourmillant d'activités variées, épaulé par des visuels magnifiques et une technique jamais mise en cause ainsi qu'une finition exemplaire peu habituel pour la série (peu de bugs à déplorer). Pour le reste, il s'agit clairement d'un épisode de transition et on apprécie l’exigence accrue des combats et l'effort fait sur la scénarisation des quêtes annexes. On sent toutefois qu'il reste du chemin à faire avant que la série ne trouve sa véritable forme mais il est indéniable que cet épisode relance la série avec brio et que cette pause a été véritablement salvatrice pour la licence.

 

 pour

+ Le monde ouvert à la fois vaste, varié et vivant

+ Visuellement sublime

+ Du contenu en veux-tu en voilà

+ La durée de vie impressionnante

+ Une histoire et des personnages qui se laissent suivre agréablement

+ Peu de bugs

+ La variété de l'équipement

+ Des combats plus difficiles...

 

contre

- ...Mais manquant encore de précision

- Le système de niveau qui balise la progression et hache le rythme

- Peu d'impact sur les événements et l'impression d'être plus spectateur qu'acteur

 

 Score8

Me suivre sur Twitter : @AtothGoldblum


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