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Nom : Black Mirror

Développeur : KING Art Games

Éditeur : THQ Nordic

Genre : point'n click horrifique

Plateformes : PS4, Xbox One et PC

Date de sortie : 28 novembre 2017

Prix : 53,49$ (PS4) 39,99$ (Xbox One) 32,99$ (PC/Steam)

 

Le jeu d’aventure à ambiance horrifique point’n click, Black Mirror, propose aux joueurs de plonger dans un ancien manoir situé en Écosse vers la fin des années 1920. Tout d’abord, il est important de préciser que ce jeu n’a aucun lien avec la populaire série diffusée sur Netflix attention de ne pas tomber dans le piège ... Black Mirror est plutôt un reboot de la trilogie originale parût il y a quelques années. Nous avons droit à une toute nouvelle histoire et de nouveaux personnages. La grande question... mais pourquoi donc, avoir fait un reboot ? Voici notre avis sur la version PS4 de Black Mirror.

 

 

Une famille condamnée dans une histoire des plus classique...

Nous incarnons le dernier survivant de l’ancienne et très prospère famille Gordon aux prises avec une étrange malédiction. David Gordon est exilé en Inde depuis plusieurs années, et revient au manoir afin de régler quelques papiers à la suite du tragique suicide de son père. Évidemment, dès la première nuit l’enquête sur ces événements débutera. Une famille avec de lourds secrets, un majordome étrange le tout se déroulant dans le manoir ancestral bref, rien de plus classique pour les bases de cette histoire. L’intrigue plus ou moins bien ficelée et particulièrement lente en début de jeu s’accélère vers la fin donnant l’impression de tourner les coins.
Tout au long de notre parcours, David sera placé devant quelques énigmes. La plupart de celles-ci sont plutôt simplistes et peu nombreuses. D’ailleurs étranges choix, les énigmes ayant le niveau de difficultés plus élevées sont dans le premier tiers du jeu...

 

 

Un gameplay qui nous replonge dans les années 90...

Pour obtenir une expérience narrative intéressante, il faut quelques ingrédients principaux dont une excellente histoire/narration (on repassera) et un gameplay exemplaire. Black Mirror passe littéralement à côté de cet élément essentiel. Dès les premiers instants du jeu, il est clair que l’on se retrouve avec une mécanique de jeu ultra datée... Les déplacements sont très rigides et lorsque notre personnage tourne, il donne l’impression de faire un 90°. L’exploration des quelques scènes extérieures est tout aussi difficile notamment lorsque l’on rencontre des obstacles naturels tels qu’un simple buisson... L’exploration du manoir demande énormément de patience. Du simple corridor qui se franchit en quelques pas, nous devons attendre un long chargement afin de franchir chacune des portes. Nul besoin de souligner que ces nombreux chargements cassent littéralement le rythme du jeu déjà très lent. Le gameplay souffre aussi de manque de précision lorsque l’on doit analyser un objet afin d’en déduire certaines observations. Par exemple, lors de l’observation d’une photo, nous devons l’incliner totalement à l’horizontale afin de pouvoir sélectionner les points d’intérêts qui sont alors totalement invisibles...


Étant donné que la majorité de l’histoire se déroule de nuit, plusieurs séquences du jeu se déroulent dans une obscurité presque totale. Difficile d’explorer lorsque l’on voit à peine à quelques centimètres devant soi. Dans certaines séquences, nous sommes accompagnés par un personnage secondaire tenant une chandelle. L’idée aurait été bonne si ce personnage nous suivait de près. Malheureusement, celui-ci se fait toujours attendre, marchant à pas de tortue ou simplement dans la mauvaise direction.

 

 

Les visions, une bonne idée ... sur papier

Tout au long de l’aventure notre cher David Gordon aura des visions d’événements passés. Encore une fois l’idée est bonne mais totalement gâchée par le gameplay. Lors de ses visions, nous devons interagir avec certains éléments qui sont plus souvent qu’autrement très difficiles à sélectionner. Comble de malheur, si Gordon s’approche trop des points d’intérêts une force obscure nous enlève la vie. Il s’agit d’ailleurs du seul moment où nous affrontons la mort, le jeu n’ayant aucune phase de combat. Malheur à Gordon lorsque l’on meurt puisque les sauvegardes automatiques sont très mal situées. La plupart du temps, il faut recommencer plusieurs minutes avant la séquence mortelle et ainsi se retaper plusieurs phases de dialogues ou d’interactions avec des objets. Évidemment, il n’y a aucune possibilité de faire de sauvegarde manuelle.

 

 

Les visuels à la rescousse ??

Un peu plus haut, je questionnais le gameplay très rigide et vieillot, malheureusement ce constant s’applique aussi au visuel. Le nombre relativement peu élevé d’environnements aurait mérité de meilleures textures et jeu d’ombres. Malheureusement, on se retrouve à parcourir les décors sans trop de détails. Je suis d’ailleurs tout aussi surpris de voir les bas de murs, manquer clairement de finition. L’on peut apercevoir le manque de précision lorsque le mur rejoint le plancher en apercevant clairement du «blanc» dans plusieurs de ces jointures. David Gordon, tout comme les personnages secondaires ne possèdent que très peu détails sur leur visage et habillements. La synchronisation lèvre/dialogue est aussi ratée malgré que le jeu propose une trame sonore originale (anglais avec fort accent britannique). D’ailleurs, le jeu propose des sous-titres français qui à maintes reprises sont ... en anglais (!).

 

 

Focus Final

Black Mirror propose aux joueurs une expérience peu reluisante, voir ennuyante se complétant en plus ou moins 5 heures. Malheureusement, son histoire plutôt banale ne réussit pas à passer outre les visuels d’anciennes générations et, si l’on ajoute une jouabilité très rigide, on se retrouve avec une expérience gâchée. Disponible, à plein prix, pour 40-50$ selon la plateforme, il existe sur le marché une foule d’autres jeux de ce genre qui mérite beaucoup plus d’attention. Ce jeu pourtant supposer proposer une expérience horrifique m'aura, au final, fait sourciller uniquement par son contenu daté... Malgré le fait que l'on retrouve les thèmes abordés dans les volets originaux de la trilogie (malédiction, magie, mystère, etc.) il est franchement dommage que ce rebot n’arrive pas à la cheville des de ceux-ci.

 

-Les voix originales

-Plonger en Écosse

-Quelques (1-2) énigmes bien conçues

 

-Histoire banale/traditionnelle, sans rythme

-Les personnages sans charisme

-Gameplay très rigide, daté

-Visuellement sous les standards

-Longs et énormément de chargements

-IA mal calibrée lorsqu'elle nous suit

-Prix trop élevé

-Un jeu à ambiance horrifique ???

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