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Nom : Dark Souls Remastered

Développeur : FromSoftware

Éditeur: Bandai Namcom

Genre : Action/Plates-formes

Plateformes : Switch (pour ce test), Xbox One, PS4, et PC

Date de parution Switch : 19 octobre 2018

Prix : 49,99$


Note: La copie du jeu utilisée pour la production de cette critique a été gracieusement offerte par l’éditeur. Les opinions dans cette critique ne tiennent pas en compte la participation de l’éditeur qui n’intervient aucunement dans le processus de rédaction de nos textes et nos vidéos.


Je me rappelle de l'époque où Demon's Souls n'était pas encore sorti en Amérique du Nord et où je regardais des joueurs (via youtube) s'essayer à la version asiatique du jeu. Plusieurs années et plusieurs itérations plus tard, la recette du Demon's Souls de FromSoftware a été affinée et améliorée. Depuis, j'ai moi-même pu m'essayer à Demon's Souls, Dark Souls (la trilogie complète), Bloodborne, et autres "wannabe" "Souls games" comme Lords of the Fallen et Nioh (pour ne nommer que ceux-là). La sortie de Dark Souls Remastered, 9 ans après la parution initiale sur PS3 et Xbox 360, offre à une nouvelle génération de joueurs le loisir de découvrir cet incontournable du jeu vidéo qui a influencé à sa manière toute une industrie. Souvent imité, mais jamais égalé. 

Dark Souls n'est pas votre ami. Le jeu ne vous dira jamais quoi faire. Rectification; en fait, il ne vous dira presque rien. C'est un jeu vidéo qui demande un investissement plus grand que la majorité des productions actuelles. Vous ne saurez jamais vraiment où aller et comment faire évoluer votre personnage. À un tel point que vous risquez de briser votre personnage et le rendre inutile en le faisant évoluer n'importe comment... C'est un jeu d'exploration qui met de l'avant la mémorisation et la persévérance. En anglais on dit:"Die and Retry". Vous allez devoir recommencer encore et encore pour surmonter les différents obstacles qui se dressent littéralement partout. Pire encore, si vous n'avez pas atteint un feu de camp (les "checkpoints" du jeu) qui sont extrêmement distancés et que vous mourrez, vous perdez votre progression et recommencez au dernier feu de camp visité... La série des Souls a remit les jeux vidéo punitifs au goût du jour. Bien entendu, au final, la sensation d'accomplissement est encore plus grande, mais il s'agit clairement d'un jeu de niche. À ne pas mettre entre toutes les mains, au risque de briser des manettes et une ou deux consoles.

En recommençant ad infinitum, on finit par accomplir des trucs, à mémoriser les lieux qui ressemblent à de vrais labyrinthes, à connaître le schéma d'attaques des ennemis qui semblent (à première vue) invincibles, à terrasser des boss plus gros que nature avec des barres de vie à n'en plus finir, etc. Bloquer, frapper, rouler, toujours et encore jusqu'à l'épuisement de votre personnage ou à la perte de plaisir qui vous poussera à éteindre votre console. La jauge d'endurance détermine le nombre d'actions que votre personnages peut accomplir. C'est aussi la mécanique de jeu que je déteste le plus (personnellement). J'aime l'idée sur papier, mais je n'aime pas que les ennemis semblent avoir, eux de leur côté, infini d'endurance... Par chance, Dark Souls 1 est plus lent que dans mes souvenirs. En prenant son temps, n'importe quel joueur peut réussir à avancer jusqu'à un certain point. Après quoi, il faudra aiguiser ses réflexes et endurcir son mental! Malgré sa lenteur, Dark Souls 1 reste le Dark Souls le plus difficile. Les roulades que l'on peut effectuer pour échapper aux ennemis et aux obstacles ne valent pas grand chose tellement elles sont lentes comparées à Dark Souls 2 et 3. Les roulades consomment la jauge d'endurance à une vitesse folle et ne sont pas plus rentables qu'un simple blocage. Ne parlons même pas de la gestion du poids de votre équipement qui n'est pas du tout permissive et qui vous fera ressembler à un gros cachalot hors de l'eau. J'aime quand mon Dark Souls me propose d'affronter un ennemi à la fois. Je n'aime pas quand mon Dark Souls me met plusieurs ennemis sur le dos. Un conseil, n'utilisez pas trop souvent le système de "lock" qui centre la caméra sur l'ennemi le plus proche... La caméra est autant capricieuse qu'à l'époque.

C'est un avis partagé, mais je crois que la Nintendo Switch est l'endroit rêvé pour accueillir les meilleurs jeux et remasters de la génération Xbox 360/PS3. Le côté portable et la faible résolution de l'écran a l'avantage (oui oui, la faible résolution de l'écran a un certain côté positif) d'embellir d'anciens jeux vidéo aux graphismes hachurés et aux textures quasi-inexistantes. C'est d'ailleurs le cas pour ce Dark Souls 1 Remastered qui, avouons-le, visuellement n'est plus au goût du jour, mais qui est très sympa à regarder en mode portable. Il y a quelques années, on n'aurait jamais cru avoir droit à une console portable aussi puissante pour pouvoir jouer à un tel jeu!  Autant en mode console de salon qu'en mode console portable, Dark Souls Remastered roule mieux que les versions parues 9 ans plus tôt... Malgré qu'on doit subir des ralentis quand l'action à l'écran devient trop frénétique, la framerate est plus stable que dans mes souvenirs qui remontent à la sortie du jeu sur PlayStation 3. Petit bémol propre à cette version Nintendo Switch, la qualité sonore a été compressée à l'extrême. Un défaut qui a tendance à passer inaperçu, tant qu'on ne joue pas sur un grand écran équipé de bons haut-parleurs. Notez que pour pouvoir profiter des quelques fonctionnalités multijoueurs, il vous faudra un abonnement en ligne; chose nouvelle en ce qui concerne une console Nintendo... *Le jeu est jouable d'un bout à l'autre en solo.

Conclusion:

Il est embêtant de noter Dark Souls 1, après tout ce temps. L'eau a coulé sous les ponts et ce "remaster" se contente du strict minimum autant du côté technique qu'au niveau du contenu. Plusieurs auraient aimé voir une vraie évolution visuelle avec des graphismes actuels. Les puristes seront heureux de pouvoir vivre l'aventure en mode portable et de replonger dans leur jeu favoris en voyage ou sur la route. De leur côté, les nouveaux venus trouveront sans doute le jeu difficile d'approche, et ce, encore plus qu'à la sortie initiale du jeu sur Xbox 360 et PS3. En plus d'accuser le poids des années, Dark Souls 1 reste le plus difficile de la série. Le troisième épisode est un choix plus judicieux, pour celui ou celle qui souhaite s'initier à la série. À essayer au moins une fois dans sa vie de joueur!

+Dark Souls 1 en mode portable

+Sensation d'accomplissement extraordinaire 

+Une direction artistique qui fait toujours son effet

-La qualité sonore compressée au maximum

-Un remaster qui n'apporte rien de nouveau (autant du côté technique qu'au niveau du contenu)

-Un jeu réservé à des joueurs avertis 

-Une caméra autant capricieuse qu'à l'époque

-Dispensable si vous l'avez déjà fait

 

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