Fiche technique
Date de sortie : 8 septembre 2026
Développeur : Simteract
Éditeur : astragon Entertainment
Genre : Simulation de conduite et gestion
Multijoueur : Oui, coopération en ligne jusqu'à 4 joueurs
Plateformes : PC, PlayStation 5 et Xbox Series X|S
Prix : À partir de 44,99 $ CA sur Xbox. Le prix peut varier selon la plateforme et l'édition.
Histoire : une entreprise à faire rouler
Dans Bus Simulator 27, on ne se contente pas de conduire un autobus d'un arrêt à l'autre. Notre objectif est de bâtir une véritable entreprise de transport en commun dans Felicia Bay, une région fictive inspirée de l'Espagne et du Portugal.
Au programme, deux villes à explorer, des quartiers variés, des routes rurales et des paysages ensoleillés. Derrière cette carte postale méditerranéenne se cache une entreprise à faire fonctionner. Il faut organiser les trajets, établir les horaires, recruter des chauffeurs et développer sa flotte pour répondre aux besoins des passagers.
Le jeu propose trois modes principaux : Histoire, Carrière et Bac à sable. On peut donc suivre une progression encadrée, développer son entreprise ou simplement prendre la route sans se mettre trop de pression.
L'idée est intéressante, car elle donne un objectif à nos déplacements. On ne conduit plus uniquement pour le plaisir de tourner le volant. On travaille à construire un réseau de transport qui doit devenir rentable et efficace.
Gameplay : entre plaisir de conduire et paperasse virtuelle
Le cœur de Bus Simulator 27 repose sur une combinaison de conduite et de gestion. Il faut respecter les arrêts, surveiller les horaires, transporter les passagers et tenter de conduire proprement. Les amateurs de simulation qui aiment maîtriser chaque détail devraient y trouver plusieurs éléments à apprécier.
La grande nouveauté de cet épisode est notamment l'arrivée des autocars de longue distance. En plus des autobus urbains classiques, articulés, électriques et à deux étages, on peut prendre le volant de véhicules conçus pour les déplacements interurbains. La flotte dépasse les 45 autobus sous licence officielle provenant de 13 fabricants. Mercedes-Benz, MAN, Volvo, Scania et Solaris font notamment partie des marques représentées.
La gestion ajoute une couche stratégique. Il faut choisir les véhicules adaptés aux besoins, planifier les lignes et embaucher des conducteurs. Pour ceux qui aiment voir une petite entreprise prendre de l'expansion, cet aspect peut devenir aussi intéressant que la conduite elle-même.
Il est également possible de jouer avec trois amis en coopération. Se répartir les tâches, organiser les lignes et développer une compagnie ensemble peut donner une dimension sociale sympathique à une activité qui se pratique habituellement en solo.
Mais tout n'est pas parfaitement réglé. Plusieurs critiques publiées après le lancement ont signalé une circulation artificielle peu fiable, des véhicules contrôlés par l'intelligence artificielle qui bloquent les intersections et des pénalités parfois injustes. Recevoir une sanction parce qu'un automobiliste virtuel décide de faire n'importe quoi devant notre autobus n'a rien de particulièrement amusant.
Des mises à jour ont corrigé plusieurs problèmes de circulation, de stabilité, de commandes et de pénalités depuis la sortie. Le travail de finition reste néanmoins un élément important à surveiller.
Visuel : des vacances au volant
Felicia Bay possède un charme particulier. Inspirée de la péninsule Ibérique, la région mise sur des villes ensoleillées, des secteurs côtiers, des routes de campagne et des paysages qui changent de l'environnement urbain gris auquel on associe souvent les transports collectifs.
Le jeu utilise Unreal Engine 5 et propose deux styles visuels, réaliste ou stylisé. Les autobus constituent l'une des principales attractions : les nombreux modèles sous licence permettent de retrouver des véhicules familiers, avec des tableaux de bord et des carrosseries qui contribuent à l'immersion.
La variété des quartiers donne également envie de découvrir la carte. Entre les centres urbains et les trajets plus longs, les déplacements ne se limitent pas à tourner en rond autour d'un même terminus.
Cependant, la présentation générale n'est pas toujours à la hauteur de ses ambitions. Des critiques ont relevé des animations rigides, des personnages parfois mal affichés et différents problèmes de textures ou de collisions visuelles.
Le décor a donc de quoi séduire, mais il lui manque encore une finition technique suffisamment constante pour que chaque trajet soit aussi agréable à regarder qu'à conduire.
Son et ambiance : le moteur avant la musique
Dans un simulateur de conduite, les sons jouent un rôle essentiel. Le bruit du moteur, les changements de régime, les annonces et l'ambiance à bord contribuent à donner du poids à chaque déplacement.
Bus Simulator 27 mise sur une sélection importante de véhicules, dont les caractéristiques sonores participent à leur personnalité. Les amateurs d'autobus pourront apprécier les différences entre les modèles et le plaisir de prendre le temps de conduire plutôt que de foncer vers la prochaine destination.
L'ambiance sonore générale est toutefois moins convaincante selon certaines critiques. Les interactions des passagers et les sons de la ville ne semblent pas toujours assez naturels pour donner l'impression d'un réseau de transport pleinement vivant.
On aimerait que Felicia Bay respire davantage, avec une ambiance urbaine plus riche et des personnages qui paraissent moins répétitifs. Après plusieurs heures de jeu, ces petits détails peuvent faire la différence entre une simulation immersive et un trajet qui ressemble à une longue journée de travail.
Durée de vie : une tournée qui peut durer
Avec ses trois modes, sa flotte imposante, ses possibilités de gestion et ses trajets urbains ou interurbains, Bus Simulator 27 dispose de plusieurs ingrédients pour retenir les amateurs du genre.
La progression de l'entreprise peut devenir un objectif à long terme. On peut améliorer son réseau, recruter du personnel et essayer différents véhicules. Le mode Bac à sable convient davantage à ceux qui veulent profiter de la conduite sans nécessairement suivre une progression aussi structurée.
La coopération en ligne jusqu'à quatre joueurs ajoute également une raison de revenir. Avec des amis, la gestion d'une compagnie peut devenir une activité amusante, surtout si chacun se spécialise dans un rôle.
Sur PC, la prise en charge des modifications par l'intermédiaire de mod.io ouvre aussi la porte à du contenu supplémentaire créé par la communauté.
Le revers de la médaille, c'est que la répétition peut s'installer. Les trajets et les tâches de gestion risquent de perdre leur attrait pour ceux qui préfèrent l'action rapide ou les objectifs constamment renouvelés. L'interface et certains systèmes peuvent également compliquer les premières heures de jeu.
La durée de vie dépendra donc beaucoup de notre intérêt pour les simulations de conduite et pour la gestion d'une entreprise virtuelle.
Plaisant ou pas?
Bus Simulator 27 possède une proposition qui peut sembler étrange à ceux qui ne comprennent pas l'attrait des jeux de simulation. Pourquoi passer son temps à arrêter un autobus, ouvrir les portes, faire monter des passagers et repartir vers un autre arrêt?
Justement parce que certains joueurs apprécient la satisfaction d'accomplir un travail avec précision. Respecter un horaire, maîtriser un véhicule imposant et voir son entreprise progresser procure un plaisir différent de celui d'un jeu d'action.
Le problème, c'est que cette satisfaction repose sur la fiabilité de la simulation. Lorsqu'on tente de conduire correctement, on s'attend à ce que le jeu reconnaisse nos efforts. Une circulation imprévisible ou des sanctions injustifiées peuvent rapidement briser cette impression de contrôle.
Le contenu est prometteur, mais les problèmes techniques rapportés au lancement empêchent le jeu de pleinement exploiter son potentiel. Les mises à jour sont encourageantes, sans pour autant garantir que chaque version ou plateforme offre déjà une expérience irréprochable.
Focus Final
Bus Simulator 27 veut offrir la grande tournée des amateurs de transport collectif. Avec plus de 45 autobus, une nouvelle région à explorer, des autocars de longue distance et une gestion d'entreprise plus étoffée, il possède des arguments solides pour ceux qui aiment les simulations détaillées.
Son principal problème est toutefois assez ironique : dans un jeu où tout repose sur le respect des règles et la maîtrise de la route, la circulation et les pénalités peuvent parfois devenir une source de frustration. Les améliorations apportées depuis la sortie sont appréciables, mais une simulation de cette nature doit être suffisamment fiable pour que le joueur puisse se concentrer sur son travail plutôt que de lutter contre ses systèmes.
Pour les passionnés d'autobus, le jeu mérite de retenir l'attention. Pour les curieux qui souhaitent simplement essayer un simulateur de conduite, il serait prudent de vérifier les mises à jour récentes et l'état technique sur sa plateforme avant de passer à la caisse.
Au bout du compte, Bus Simulator 27 a une belle flotte et une destination intéressante. Il doit encore s'assurer que tout le monde arrive à bon port sans transformer chaque intersection en réunion de crise.
Points positifs
- Une flotte impressionnante de plus de 45 autobus sous licence.
- L'arrivée des autocars de longue distance.
- Une région ensoleillée avec plusieurs quartiers et environnements.
- Des modes de jeu variés et une coopération jusqu'à quatre joueurs.
- Un mélange de conduite et de gestion qui peut être très satisfaisant.
Points négatifs
- Une circulation artificielle qui a posé plusieurs problèmes.
- Des pénalités parfois injustes ou mal appliquées.
- Des animations et des détails visuels inégaux.
- Une interface et une progression qui peuvent sembler compliquées.
- Une expérience qui gagnerait à être plus peaufinée techniquement.
Note Game-Focus : 6,5/10
Bus Simulator 27 possède une base intéressante et beaucoup de contenu, mais son potentiel se heurte encore à des problèmes de finition. Les amateurs de simulation pourront y trouver leur compte, surtout si les mises à jour continuent d'améliorer l'expérience. Pour l'instant, le moteur tourne, la destination est belle, mais le trajet n'est pas toujours sans embûches.






