The 9th Charnel – Une vallée maudite qui cache un survival horror intriguant

Les amateurs de jeux d’horreur savent qu’il existe deux types d’expériences: celles qui vous font sursauter avec des artifices faciles, et celles qui vous glissent lentement dans un malaise constant. The 9th Charnel tente clairement d’appartenir à la seconde catégorie.

Ce survival horror indépendant propose d’explorer une vallée isolée où science, mysticisme et cauchemars semblent se mélanger dans un cocktail inquiétant. Sur le papier, la proposition est prometteuse: une atmosphère lourde, une histoire mystérieuse et un monde rempli de secrets.

Mais une fois plongé dans l’aventure, le jeu réussit-il vraiment à capturer la peur? Ou s’agit-il d’une expérience qui se perd dans ses propres ambitions?

Découvrons-le.

Date de sortie : 30 janvier 2026

Jeu : The 9th Charnel

Développeur : Saikat Deb Creations

Éditeur : SOEDESCO

Genre : Survival horror psychologique

Plateformes : PC, PlayStation 5, Xbox Series X|S

Prix : environ 38,99 $ CAD

Une histoire entre science et occultisme

Le joueur incarne Michael, un scientifique travaillant dans un institut de recherche spécialisé dans les manipulations génétiques. Avec ses collègues Nadia et Daniel, il part étudier une zone naturelle isolée qui semble cacher des anomalies étranges.

Mais la mission tourne rapidement au cauchemar.

Un accident laisse Michael seul dans une vallée reculée où les traces d’anciens rituels et de phénomènes inquiétants sont omniprésentes. Très vite, la simple mission de recherche se transforme en lutte pour la survie.

L’histoire repose beaucoup sur l’exploration et la découverte d’indices dispersés dans l’environnement. Des documents, des notes et certains lieux racontent peu à peu ce qui s’est produit dans cette région.

L’univers est intriguant et parfois même fascinant, mais la narration manque parfois de cohérence. Certains dialogues semblent un peu rigides et l’histoire progresse de façon parfois maladroite.

Cela reste néanmoins suffisant pour garder la curiosité du joueur éveillée.

 Survivre dans l’ombre

The 9th Charnel se joue à la première personne et mélange exploration, furtivité et combat.

Les joueurs doivent fouiller les bâtiments abandonnés, récupérer des ressources et éviter les dangers qui se cachent dans la vallée.

Les munitions étant limitées, la discrétion devient souvent la meilleure stratégie. Se cacher, contourner les ennemis et observer son environnement sont des éléments essentiels de la progression.

Malheureusement, certaines mécaniques de jeu manquent de précision. Les déplacements peuvent sembler un peu rigides et la furtivité n’est pas toujours fiable.

L’intelligence artificielle des ennemis est également inégale. Par moments, ils sont redoutables… et à d’autres moments ils semblent complètement perdus.

Cela crée une expérience parfois immersive, mais aussi parfois frustrante.

Une atmosphère sombre et oppressante

Si le jeu possède une qualité indéniable, c’est son ambiance.

La vallée est plongée dans une atmosphère lourde et inquiétante. Les forêts brumeuses, les installations abandonnées et les symboles étranges gravés dans les murs donnent l’impression de traverser un lieu qui ne devrait pas exister.

Certains moments réussissent réellement à créer une tension psychologique efficace. On avance prudemment, en écoutant les bruits autour de soi, sans jamais savoir ce qui nous attend dans la prochaine pièce.

Cette atmosphère est clairement l’un des éléments les plus réussis du jeu.

Image du jeu


Entre beaux moments et limites techniques

Visuellement, The 9th Charnel oscille entre le très correct et le plus approximatif.

Certains environnements sont bien réalisés et profitent d’éclairages efficaces qui renforcent l’ambiance. Les effets de brume et certaines zones forestières sont particulièrement réussis.

Cependant, les animations des personnages sont parfois rigides et certains modèles manquent de détails.

On sent que le jeu possède une ambition visuelle intéressante, mais aussi qu’il s’agit d’un projet avec des moyens limités.


L’arme secrète du jeu

La bande-son joue un rôle majeur dans l’expérience.

Les effets sonores sont particulièrement efficaces pour maintenir une tension constante. Les bruits dans la forêt, les craquements lointains ou les chuchotements étranges participent à l’atmosphère.

Dans certains moments, le silence devient même plus inquiétant que la musique.

C’est probablement l’élément qui réussit le mieux à plonger le joueur dans l’univers du jeu.

Durée de vie

L’aventure principale dure environ 4 à 6 heures.

Ce n’est pas très long, mais le jeu encourage l’exploration afin de découvrir des éléments narratifs cachés.

Cependant, une fois l’histoire terminée, il y a peu de raisons de revenir dans la vallée.

La rejouabilité reste donc assez limitée.


Focus Final 

The 9th Charnel est un jeu d’horreur indépendant qui possède de bonnes idées et une atmosphère réussie.

Malheureusement, son gameplay parfois maladroit et certaines limites techniques l’empêchent d’atteindre son plein potentiel.

L’expérience reste intéressante pour les amateurs de survival horror curieux de découvrir des projets indépendants, mais ceux qui recherchent une expérience plus raffinée pourraient rester sur leur faim.

En résumé, c’est un jeu avec du potentiel… mais qui aurait mérité un peu plus de polish pour vraiment marquer les esprits.

👍 Points positifs 👍

+ Atmosphère sombre et immersive

+ Bande-son très efficace

+ Univers mystérieux intrigant


👎 Points négatifs 👎

- Gameplay parfois rigide

- Intelligence artificielle inégale

- Rejouabilité limitée


⭐ 5.5 / 10

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Un survival horror intéressant et atmosphérique, mais qui manque encore de finition pour devenir un incontournable.

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