The Foglands, voici notre test

Titre : The Foglands

Développeur : Well Told Entertainment

Éditeur : Well Told Entertainment

Date de sortie : 31 octobre 2023 

Plateformes : PS VR2, Meta Quest, PC VR 

Genre : Action, roguelite, aventure, shooter VR

Prix : environ 46,99 $ CAD PS VR2 

Dans la gueule du brouillard

The Foglands nous transporte dans un futur post-apocalyptique où l’humanité survit sous terre, tassée dans des tunnels comme des souvenirs qu’on préfère ne pas remuer. Vous incarnez Jim, un “Runner”, sorte de récupérateur de l’extrême chargé d’explorer la surface et les profondeurs infestées d’un brouillard surnaturel.

Le scénario repose sur une idée séduisante : chaque mort fait partie du récit. Après votre première expédition, qui tourne inévitablement à la catastrophe, une mystérieuse entité vous offre une forme d’immortalité. Le jeu utilise ainsi sa structure roguelite pour justifier narrativement les échecs répétés, un peu à la manière d’un western cosmique coincé dans un cauchemar industriel.

L’univers possède une vraie personnalité. Il mélange ambiance Far West, science-fiction et horreur brumeuse, comme si un saloon avait été englouti par un bunker nucléaire. Ce n’est pas le récit le plus révolutionnaire, mais il y a suffisamment de mystère pour donner envie d’avancer.

Un revolver dans une main, le chaos dans l’autre

C’est ici que le brouillard devient plus épais.

The Foglands repose sur une boucle roguelite classique : exploration, affrontements, collecte de ressources, amélioration du personnage, mort, recommencer. Sur papier, la recette est solide. En VR, l’idée promet même de grands frissons.

Le problème, c’est que le gameplay semble parfois tenir avec de la ficelle humide.

Les combats à l’arme à feu manquent souvent de poids. Les tirs ne procurent pas toujours cette sensation viscérale qu’on attend en réalité virtuelle. Certaines armes donnent l’impression de tirer du vent comprimé plutôt que du plomb. Plusieurs critiques ont souligné un système de prise en main et de visée parfois capricieux, surtout au lancement. 

Cela dit, le jeu a reçu des correctifs après sa sortie, et certains joueurs revenus plus tard y ont trouvé une expérience nettement plus agréable, avec une meilleure stabilité et des mécaniques moins rugueuses. 

Quand tout fonctionne, il y a une vraie tension. Explorer un couloir noyé de brume avec une créature qui grogne quelque part hors de votre champ de vision, c’est du pur jus VR.

Une belle idée qui se cogne parfois aux murs

Artistiquement, The Foglands a du charme.

Son identité visuelle marie très bien les tons rouillés du western avec les couloirs sombres d’un monde en ruines. On sent une vraie direction artistique derrière le projet, avec des décors qui cherchent à raconter quelque chose. 

Mais techniquement, c’est plus inégal.

Textures parfois floues, animations rigides, ennemis un peu raides dans leurs mouvements… le jeu donne souvent l’impression d’être à deux pas de la grandeur sans jamais vraiment franchir la porte du saloon.

C’est un titre qui possède une âme visuelle, mais dont l’exécution manque parfois de polish.


Le brouillard a une voix

S’il y a un domaine où le jeu surprend agréablement, c’est bien sa bande-son.

La musique installe une atmosphère très particulière, entre guitare grinçante, tension industrielle et nappes inquiétantes. On sent presque le brouillard respirer autour de nous. 

Les effets sonores, en revanche, sont plus mitigés. Les armes et certains impacts manquent de punch. Les coups de feu auraient gagné à sonner comme des éclairs métalliques plutôt que comme des pétards fatigués.

Bref : excellente ambiance musicale, effets sonores plus timides.

Encore une run… juste une autre…

Comme tout bon roguelite, The Foglands joue sur la répétition.

Une partie peut durer environ 45 minutes par run, et l’histoire principale tourne autour de 8 à 12 heures, selon votre aisance et votre patience face aux morts répétées. 

Pour les joueurs qui aiment optimiser leurs builds et percer tous les secrets, la durée de vie grimpe facilement au-delà de la vingtaine d’heures. Certains joueurs ont dépassé les 20 heures pour compléter le contenu. 

Focus Final

The Foglands est un jeu fascinant… mais imparfait.

C’est un peu comme un vieux revolver trouvé dans la poussière : le design est superbe, l’histoire qu’il raconte intrigue, mais la gâchette se bloque parfois au pire moment.

Il y a de très bonnes idées, une ambiance remarquable et une vraie identité. Cependant, son lancement difficile et son gameplay parfois maladroit l’empêchent de devenir la pépite VR qu’il aurait pu être.

Pour les amateurs de roguelites en réalité virtuelle, surtout après les patchs, il mérite un regard curieux. Pour les autres, il reste une expérience intéressante mais un peu noyée dans sa propre brume.


+ Univers sci-fi / western très original

+ Ambiance sonore et musicale réussie

+ Bonne durée de vie pour un roguelite VR


- Gameplay parfois imprécis

- Technique inégale

- Répétition plus marquée que chez les meilleurs du genre

Note finale

7/10 

🟩🟩🟩🟩🟩🟩🟩⬛⬛⬛

Un brouillard séduisant, mais qui cache encore quelques trous dans le plancher.

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