Cursed Blood : quand les singes samouraïs sortent les katanas et mettent le monde à feu et à sang

Fiche technique

Développeur : David Marquardt Studios
Éditeur : David Marquardt Studios
Date de sortie : 2 avril 2026
Genre : Action, Roguelike, Hack & Slash, Roguelite
Plateforme : PC
Mode de jeu : Solo et coopération jusqu’à 4 joueurs
Statut : Accès anticipé
Prix : 14,99 $ US sur Steam, soit environ 20 $ CA avant taxes selon le taux de conversion
Classification : Sang, gore, démembrements et langage vulgaire

Cursed Blood est disponible sur Steam en accès anticipé et propose du jeu solo ainsi que de la coopération en ligne ou en écran partagé jusqu’à quatre joueurs.

Introduction

Il y a des concepts qui semblent avoir été imaginés après trois cafés, deux mangas et une discussion qui aurait dû rester privée.

Cursed Blood appartient clairement à cette catégorie.

Imaginez un monde samouraï complètement détraqué, ajoutez une esthétique industrielle inspirée du punk, une technologie alimentée par le sang, une mafia particulièrement peu recommandable et, pour couronner le tout, des singes samouraïs armés jusqu’aux dents.

Bienvenue dans Cursed Blood.

Développé par David Marquardt Studios, le jeu nous plonge dans un univers « bloodpunk » où la vengeance est au menu et où la subtilité semble avoir été abandonnée quelque part entre deux flaques de sang.

Le principe est simple : notre guerrier doit restaurer l’équilibre autour du Shrine of Vermillion après que celui-ci a été profané par une organisation criminelle. Pour y parvenir, il faudra traverser des environnements hostiles, massacrer des hordes d’ennemis, améliorer son équipement et affronter des boss capables d’évoluer pendant les combats.

Sur papier, c'est complètement fou.

Et étonnamment, ça fonctionne plutôt bien.

Gameplay

C'est évidemment ici que Cursed Blood joue sa meilleure carte.

Le jeu adopte une vue de dessus et propose un système de combat très orienté action. Katana, attaques à distance, esquives, déplacements rapides et différentes capacités permettent d'enchaîner les affrontements à un rythme soutenu.

La philosophie est claire : ne restez jamais immobile.

Les combats récompensent le joueur qui sait gérer son positionnement, reconnaître les fenêtres d'attaque et utiliser correctement ses esquives. Une approche trop agressive peut rapidement transformer notre fier singe samouraï en carpaccio.

Et c'est justement ce qui rend les affrontements intéressants.

Les ennemis ne servent pas uniquement de sacs à points de vie. Plus on progresse dans les difficultés et les variantes de parcours, plus le positionnement devient important.

Le système roguelike vient ensuite ajouter une couche de stratégie.

Au fil des parties, on récupère des ressources permettant d'améliorer ses armes et son équipement. Les Blood Orbs servent notamment à débloquer différentes options et à faire évoluer son personnage. Certaines armes et améliorations sont liées aux mutations rencontrées durant les parties.

Le jeu possède également un système de malédictions. Certaines décisions peuvent rendre une partie plus dangereuse, mais également offrir des avantages intéressants. C'est une mécanique qui ajoute une petite dose de prise de risque au déroulement des runs.

Et puis il y a les boss.

Ceux-ci peuvent évoluer pendant les affrontements et devenir progressivement plus dangereux. Cette idée fonctionne particulièrement bien dans un roguelike, puisqu'elle évite que les combats se transforment simplement en récitation mécanique d'un pattern appris par cœur.

La coopération

L'autre gros morceau de Cursed Blood est évidemment sa coopération.

Le jeu accepte jusqu'à quatre joueurs et peut être joué en ligne ou en coopération locale avec écran partagé.

À quatre, le chaos augmente considérablement.

Et c'est à la fois une qualité et un défaut.

Lorsque tout le monde attaque en même temps, les ennemis explosent littéralement sous les coups, mais la lisibilité de l'action peut également prendre un sacré coup. Certains joueurs ont notamment signalé que les combats devenaient difficiles à lire lorsque plusieurs personnages et ennemis se retrouvent entassés au même endroit. Des problèmes de collision et de personnages coincés dans le décor ont également été rapportés dans les premières versions de l'accès anticipé.

Autrement dit : à quatre, ça peut devenir une véritable soupe de katanas.

Une soupe très sanglante.

Graphismes

Visuellement, Cursed Blood possède une identité assez forte.

Le mélange entre esthétique samouraï, environnement industriel, technologie alimentée par le sang et ambiance sombre lui donne une personnalité que l'on ne retrouve pas partout.

Le terme « bloodpunk » décrit finalement assez bien son univers.

Les environnements sont volontairement glauques, industriels et oppressants. La pluie, les couleurs sombres et les éléments mécaniques contribuent à créer une atmosphère qui colle parfaitement au concept.

Et les combats sont particulièrement généreux en effets.

Très généreux.

Le sang coule, les ennemis se font découper et les affrontements peuvent rapidement ressembler à une séance de boucherie sous stéroïdes.

Ce n'est clairement pas un jeu destiné aux joueurs qui recherchent une aventure contemplative au coin du feu.

Visuellement, l'ensemble fonctionne surtout grâce à sa direction artistique. Ce n'est peut-être pas le titre indépendant le plus impressionnant techniquement, mais il possède quelque chose de beaucoup plus important : une vraie personnalité.

Bande-son et ambiance

La bande sonore accompagne correctement l'action et contribue à cette atmosphère sombre et agressive.

Cursed Blood semble particulièrement à l'aise lorsqu'il mélange ses influences japonaises avec son esthétique industrielle.

Le résultat donne au jeu une ambiance qui correspond parfaitement à son univers.

Ce n'est pas nécessairement la bande-son qui restera gravée dans votre mémoire pendant dix ans, mais elle remplit efficacement son rôle : maintenir la tension et soutenir le rythme des combats.

Et honnêtement, lorsque trois amis sont en train de découper une vingtaine d'ennemis simultanément, il n'y a probablement pas besoin d'un orchestre symphonique de 120 musiciens.

Durée de vie et rejouabilité

C'est ici que nous devons mettre un gros astérisque.

Cursed Blood est actuellement en accès anticipé.

Cela signifie que son contenu n'est pas encore comparable à celui d'un roguelike complètement terminé.

Lors de son lancement, plusieurs joueurs ont notamment relevé que la campagne était encore très courte, avec seulement deux niveaux et deux boss disponibles dans cette première version.

Pour un joueur qui recherche immédiatement des dizaines d'heures de contenu, cette situation pourrait donc être problématique.

Cependant, la structure du jeu possède un potentiel évident.

Différentes armes, équipements, difficultés, mutations et améliorations permettent déjà de modifier la façon dont une partie se déroule.

Et surtout, les développeurs semblent réellement vouloir faire évoluer le jeu.

Une mise à jour importante a notamment retravaillé le système de progression et ajouté de nouvelles structures de progression, des capacités, des crânes et plusieurs améliorations de qualité de vie.

C'est encourageant.

Le jeu ressemble donc davantage à une fondation qu'à une maison complètement terminée.

Et cette distinction est importante lorsqu'on l'évalue.

Difficulté

Cursed Blood n'est pas nécessairement cruel dès les premières minutes, mais il demande rapidement au joueur de comprendre ses mécaniques.

Le positionnement, le timing des attaques et l'utilisation des esquives prennent de l'importance lorsque l'on augmente la difficulté.

Les joueurs qui foncent constamment tête baissée risquent de découvrir rapidement que même un singe samouraï a besoin d'un plan de retraite.

La difficulté devient donc intéressante lorsque le joueur commence à comprendre que la victoire ne dépend pas uniquement de la puissance de ses armes.

Il faut apprendre à lire le champ de bataille.

Et dans un roguelike, cette courbe d'apprentissage peut devenir extrêmement satisfaisante.

Focus Final

Cursed Blood n'est pas encore le samouraï ultime du roguelike, mais il possède déjà une lame bien affûtée.

Son mélange improbable de singes, de katanas, de technologie alimentée par le sang et de coopération à quatre joueurs lui donne une identité immédiatement reconnaissable. Son système de combat possède suffisamment de profondeur pour donner envie de recommencer une partie, tandis que sa structure roguelike offre une belle marge de progression.

Le véritable enjeu sera maintenant de voir jusqu'où David Marquardt Studios poussera cette fondation.

Parce qu'avec davantage de contenu, des améliorations techniques et une progression encore plus riche, Cursed Blood pourrait passer du statut de curiosité sanglante à celui de petite perle indépendante.

Pour l'instant, le sang coule déjà.

Il reste simplement à remplir la rivière.

Le verdict

Cursed Blood est un jeu qui pourrait facilement être réduit à son concept complètement déjanté : des singes samouraïs qui massacrent leurs ennemis dans un univers bloodpunk.

Ce serait pourtant lui faire une injustice.

Derrière cette idée improbable se trouve un roguelike d'action qui possède une base solide.

Les combats sont rapides, les armes offrent une bonne sensation de puissance, les systèmes de progression donnent envie de recommencer une partie et la coopération à quatre joueurs peut transformer chaque run en véritable festival de lames.

Son principal problème est également celui qu'il est difficile d'éviter lorsqu'on parle d'un jeu en accès anticipé : le manque de contenu actuel.

Les premiers retours des joueurs soulignent justement cette faiblesse, certains considérant que le jeu manque encore de matière pour justifier de longues sessions. D'autres apprécient déjà énormément ses fondations et son potentiel. Les évaluations Steam demeurent d'ailleurs « plutôt positives ».

Pour moi, c'est donc un jeu qu'il faut regarder avec une certaine perspective.

Si vous voulez un roguelike complet et gigantesque immédiatement, mieux vaut peut-être attendre les prochaines étapes de son développement.

Mais si vous aimez soutenir les projets indépendants en devenir, que vous adorez les jeux d'action et que l'idée de massacrer des ennemis avec une bande de singes samouraïs vous fait sourire, Cursed Blood mérite clairement votre attention.

Parce que sous ses litres de sang se cache une mécanique plutôt prometteuse.

Les trois points positifs

+ Un système de combat rapide et satisfaisant : Les affrontements sont nerveux et récompensent le bon positionnement et le timing.

+ Une direction artistique originale : L'univers bloodpunk mélange samouraïs, technologie industrielle et gore avec une personnalité franchement réussie.

+ Une excellente base pour la coopération : Jouable jusqu'à quatre joueurs, Cursed Blood peut devenir particulièrement amusant lorsqu'on partage le carnage avec des amis.

Les trois points négatifs

- Un contenu encore limité : L'accès anticipé se fait sentir, particulièrement au niveau de la quantité de contenu disponible.

- Une lisibilité parfois problématique en coopération : À plusieurs joueurs, l'action peut devenir très chargée et rendre certains affrontements difficiles à suivre.

- Quelques aspérités techniques : Des problèmes de collision et des personnages pouvant rester coincés ont été rapportés dans les premières versions du jeu.

Note Game-Focus : 7,5/10

Verdict : Un roguelike d'action original, brutal et prometteur, particulièrement intéressant en coopération. Son accès anticipé limite encore son contenu, mais la base est suffisamment solide pour mériter qu'on garde un œil dessus.

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