On a joué à THE CONFINEMENT

Quand chaque saut peut devenir votre dernier

FICHE TECHNIQUE

Date de sortie : 9 avril 2026
Développeur : Mr. Dev Studios
Éditeur : QUByte Interactive
Genre : Plateforme 3D, parkour, action, contre-la-montre
Mode de jeu : Solo
Plateformes : PC, PlayStation 4, PlayStation 5, Nintendo Switch, Xbox One, Xbox Series X|S
Nintendo Switch 2 : Compatible avec la version Nintendo Switch
Prix : Environ 12,79 $ CA sur Xbox au moment de notre vérification
Langues : Français, anglais, allemand, italien, espagnol, portugais brésilien, russe et polonais

HISTOIRE

Imaginez-vous enfermé dans un gigantesque laboratoire futuriste.

Pas de petite porte bien gentiment laissée ouverte.

Pas de garde distrait à soudoyer.

Pas de carte indiquant « sortie de secours ».

Vous êtes prisonnier d'une simulation contrôlée par une intelligence artificielle appelée AmokAI. Votre mission est aussi simple qu'impitoyable : trouver votre chemin à travers cet environnement et survivre aux différents parcours qui vous sont imposés.

Et lorsque je dis « survivre », il ne faut pas s'attendre à une grande aventure narrative remplie de dialogues et de rebondissements.

The Confinement préfère vous raconter son histoire avec ses décors et ses obstacles.

Vous êtes là pour courir.

Sauter.

Esquiver.

Dasher.

Recommencer.

Et surtout comprendre que le jeu n'a aucune intention de vous tenir la main.

L'univers futuriste et oppressant sert donc principalement de toile de fond à une expérience qui se concentre sur le mouvement.

C'est une approche minimaliste, mais parfaitement adaptée au concept.

GAMEPLAY

The Confinement se présente comme un FP4, pour « First Person Paced Precision Platformer ».

Le nom est un peu compliqué.

Le principe, beaucoup moins.

Vous avancez dans des parcours en vue subjective remplis de plateformes, de couloirs étroits, de pièges et d'obstacles qui demandent une précision presque chirurgicale.

Le moindre mauvais mouvement peut vous envoyer directement vers l'écran de reprise.

Et vous allez probablement le voir souvent.

Très souvent.

Le jeu possède une mécanique de dash qui devient rapidement essentielle. Il ne suffit pas de courir et de sauter comme dans un jeu de plateforme traditionnel. Il faut apprendre à combiner les mouvements afin de maintenir son élan et de franchir certains passages avec le bon timing.

C'est ici que The Confinement trouve son intérêt.

Au début, on tente simplement de terminer un niveau.

Puis on comprend que terminer n'est pas vraiment l'objectif.

L'objectif est de le terminer mieux.

Puis plus vite.

Puis encore plus vite.

Et finalement, on recommence un niveau que l'on vient pourtant de réussir parce que l'on a perdu deux secondes dans un virage.

Bienvenue dans le merveilleux monde du contre-la-montre.

UNE ÉCOLE DE LA PATIENCE

The Confinement est un jeu qui peut rapidement mettre votre patience à l'épreuve.

Les parcours sont généralement courts, mais cela ne signifie absolument pas qu'ils sont faciles.

Au contraire.

La brièveté des niveaux encourage la répétition.

Vous ratez un saut ?

On recommence.

Vous avez raté votre dash ?

On recommence.

Vous avez parfaitement réussi les quinze premières secondes avant de vous écraser lamentablement contre un obstacle ?

Devinez quoi ?

On recommence.

Mais c'est justement cette répétition qui constitue le cœur de l'expérience.

À force de recommencer, on mémorise le parcours.

On comprend les distances.

On apprend quand sauter.

Quand accélérer.

Quand utiliser le dash.

Et surtout quand ne pas paniquer.

Le jeu transforme progressivement l'échec en apprentissage.

Une première tentative ressemble souvent à un parcours du combattant.

La dixième commence à ressembler à une chorégraphie.

Et lorsqu'une séquence parfaitement exécutée vous permet finalement de traverser un niveau à toute vitesse, la satisfaction est réelle.

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UNE DIFFICULTÉ QUI NE FAIT PAS DE CADEAU

Il faut cependant être clair : The Confinement n'est pas particulièrement intéressé par votre confort.

Les commandes demandent de la précision et certains joueurs pourront trouver la sensibilité des contrôles excessive.

Cette caractéristique revient d'ailleurs dans plusieurs retours critiques et joueurs : lorsque les mouvements répondent correctement, le jeu peut être très satisfaisant, mais une petite erreur ou une mauvaise manipulation peut rapidement transformer une tentative en catastrophe.

C'est donc un jeu qui exige de la pratique.

Si vous aimez les expériences relaxantes, vous risquez de regarder votre manette avec une expression qui pourrait être traduite par :

« Pourquoi est-ce que je me fais ça volontairement? »

En revanche, si vous aimez améliorer vos performances et maîtriser progressivement une mécanique, The Confinement devient beaucoup plus séduisant.

DES NIVEAUX COURTS, MAIS BIEN PENSÉS

Le jeu propose environ 30 à 40 niveaux courts, selon la plateforme et la présentation officielle, avec une structure conçue autour de la progression et de la recherche du meilleur temps. Certaines sources recensent précisément 44 niveaux.

Cette structure est une excellente décision.

Pourquoi ?

Parce que mourir après plusieurs minutes de progression peut être frustrant.

Mourir après trente secondes ?

On souffle.

On recommence.

Et on retente.

Les niveaux fonctionnent donc presque comme des petits laboratoires où l'on expérimente les mouvements.

Chaque parcours devient une énigme de vitesse.

Il faut trouver la bonne trajectoire plutôt que simplement trouver la sortie.

LE CLASSEMENT MONDIAL

Une fois que vous avez réussi à terminer les parcours, une autre obsession peut commencer : le classement.

The Confinement propose des classements permettant de comparer ses performances avec celles des autres joueurs.

Et c'est là que le jeu prend tout son sens.

Parce qu'une fois que vous connaissez le parcours, vous pouvez chercher les raccourcis, améliorer vos trajectoires et tenter de gagner quelques précieuses secondes.

Ce système donne une véritable raison de revenir dans les niveaux.

Un joueur occasionnel pourra se contenter de terminer les parcours.

Un joueur compétitif risque, lui, de disparaître pendant plusieurs heures dans un trou noir appelé :

« Encore une tentative. »

VISUEL

Visuellement, The Confinement adopte une direction assez particulière.

Le jeu utilise un environnement brutaliste futuriste, composé de béton, de structures géométriques, de surfaces métalliques et d'éléments néon.

Le résultat donne l'impression de se retrouver dans une sorte de laboratoire expérimental construit par une civilisation qui aurait décidé que les murs gris et les lasers étaient une excellente idée pour tester les capacités humaines.

L'esthétique fonctionne particulièrement bien avec le gameplay.

Les plateformes sont facilement identifiables.

Les obstacles ressortent suffisamment.

Les environnements donnent une impression de profondeur.

Et surtout, le style ne cherche pas à détourner l'attention de l'essentiel : le parcours.

Ce n'est pas un jeu conçu pour vous faire admirer chaque mur pendant dix minutes.

Vous avez un record à battre.

SON ET AMBIANCE

La bande sonore joue davantage un rôle d'accompagnement que de vedette.

L'ambiance électronique et futuriste colle bien à cet univers de simulation contrôlée par une intelligence artificielle.

Mais c'est surtout le rythme des déplacements qui devient votre véritable bande-son.

Le bruit d'un saut.

Le déclenchement du dash.

Le passage à quelques centimètres d'un obstacle.

Puis...

Le silence.

Parce que vous venez de rater votre saut.

Et vous savez déjà que vous allez recommencer.

DURÉE DE VIE

The Confinement n'est pas conçu comme une gigantesque aventure.

Sa durée de vie repose principalement sur votre envie de maîtriser les niveaux.

Une première partie peut donc être relativement rapide pour un joueur expérimenté, mais la rejouabilité augmente énormément si vous cherchez les meilleurs temps.

Les classements mondiaux jouent ici un rôle important.

Le jeu n'essaie pas de vous faire rester longtemps avec une histoire interminable.

Il vous demande plutôt :

« Tu peux faire mieux? »

Et cette question peut être dangereusement efficace.

PLAISANT OU PAS?

Oui, mais avec une grosse condition.

Il faut aimer l'échec.

Ou au minimum accepter qu'il fait partie du processus.

The Confinement n'est pas particulièrement généreux avec les erreurs. Ses commandes peuvent demander un temps d'adaptation et certains passages risquent de provoquer quelques jurons parfaitement audibles dans le salon.

Mais lorsque le joueur commence à comprendre les mouvements, quelque chose change.

Les obstacles qui semblaient impossibles deviennent prévisibles.

Les sauts deviennent naturels.

Le dash devient une extension du déplacement.

Et les parcours finissent par donner cette sensation agréable de « flow », lorsque plusieurs mouvements s'enchaînent sans même avoir besoin d'y réfléchir.

C'est probablement là que le jeu est le meilleur.

Pas lorsque vous terminez un niveau.

Mais lorsque vous le traversez avec une précision presque automatique.

FOCUS FINAL

The Confinement est un jeu qui connaît parfaitement son objectif.

Il veut transformer le joueur en machine à précision.

Pas de gigantesque monde ouvert.

Pas de quarante personnages secondaires.

Pas de scénario qui nécessite un tableau rempli de ficelles rouges pour comprendre qui trahit qui.

Juste vous, un parcours, quelques pièges particulièrement désagréables et un chronomètre qui vous regarde avec beaucoup trop de confiance.

Son plus gros défaut est également l'une de ses principales qualités : il est extrêmement spécialisé.

Si vous aimez les jeux de plateforme exigeants, le parkour, les contre-la-montre et l'amélioration constante de vos performances, The Confinement possède suffisamment de matière pour vous accrocher.

Si vous cherchez plutôt une aventure relaxante, vous risquez de découvrir rapidement que l'AmokAI n'a absolument aucune compassion.

Au final, The Confinement n'est pas un jeu qui cherche à vous raconter une grande histoire.

Il veut vous faire devenir meilleur.

Et lorsqu'une course parfaitement exécutée vous permet finalement de battre votre propre record, cette petite victoire possède une saveur étonnamment satisfaisante.


CE QUI FONCTIONNE

+ Un gameplay centré sur la précision

The Confinement sait exactement ce qu'il veut être. Il ne s'éparpille pas dans vingt mécaniques inutiles.

+ Des niveaux courts qui encouragent la répétition

Un échec n'est jamais très loin du prochain essai, ce qui limite la frustration.

+ Les classements mondiaux

Pour les amateurs de contre-la-montre, ils ajoutent une excellente raison de revenir.


CE QUI FONCTIONNE MOINS

- Une difficulté parfois frustrante

La précision demandée peut décourager les joueurs qui recherchent une expérience plus accessible.

- Des contrôles sensibles

Il faut apprivoiser le mouvement avant de réellement profiter du jeu.

- Une expérience assez minimaliste

Ceux qui recherchent une grande aventure, une histoire développée ou beaucoup de variété risquent de trouver l'ensemble un peu mince.



NOTE GAME-FOCUS

7,5 / 10

The Confinement est un petit jeu de précision qui réussit surtout lorsqu'on accepte sa philosophie : échouer, apprendre, recommencer et finalement maîtriser. Une expérience simple, exigeante et parfois frustrante, mais capable de créer cette délicieuse obsession du « juste une dernière tentative ».

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