Fiche technique
Titre : Overthrown
Développeur : Brimstone
Éditeur : Maximum Entertainment
Genre : City-builder / gestion / survie / action / coop
Plateformes : PC, PS5, Xbox Series X|S
Mode de jeu : Solo et coop jusqu’à 6 joueurs
Date de sortie : 18 mars 2026 (version 1.0)
Prix : environ 19,99 $ à 29,99 $ CAD selon la plateforme et les promotions
Une couronne, un royaume et beaucoup de chaos
Overthrown prend une idée déjà séduisante sur papier et y ajoute une touche de pure folie physique. Vous incarnez un monarque muni d’une couronne magique capable de soulever, déplacer et lancer pratiquement tout ce qui se trouve dans le décor.
Oui, absolument tout.
Une maison mal placée? Hop, on la soulève. Un arbre dans le chemin? On le balance. Un villageois qui dort au mauvais endroit? On le catapulte presque jusqu’à son lit.
Le jeu mélange construction de royaume, survie légère, récolte de ressources et défense contre diverses menaces. Le résultat donne parfois l’impression d’un mariage improbable entre un city-builder relaxant et un bac à sable complètement déjanté.
Et honnêtement, ça fonctionne souvent très bien.
Gameplay | Le roi du lancer olympique
Le cœur du jeu repose sur cette fameuse couronne. Là où plusieurs jeux du genre vous obligent à passer par des menus, Overthrown préfère transformer la gestion en action directe.
Déplacer un bâtiment devient un geste instantané. On attrape, on vise, on lance.
Ce simple concept change énormément le rythme. Le jeu évite la lourdeur habituelle des city-builders plus classiques et injecte une énergie presque arcade dans chacune de ses mécaniques.
La récolte des ressources est aussi plus dynamique qu’à l’habitude. Couper du bois, aménager les fermes, protéger les citoyens contre les bandits et autres créatures hostiles donne toujours quelque chose à faire.
Le côté coop ajoute encore plus de plaisir. Avec des amis, le royaume peut rapidement virer à la comédie royale: pendant qu’un joueur construit sérieusement, l’autre décide de lancer une grange à l’autre bout de la carte juste “pour voir”.
C’est souvent hilarant
Cela dit, tout n’est pas parfait. Après plusieurs heures, certaines boucles de gameplay deviennent répétitives. La progression manque parfois d’un peu plus de variété dans les objectifs.
Visuel | Un conte de fées qui adore le désordre
Visuellement, Overthrown mise sur une direction artistique colorée, douce et très lisible.
Les environnements ont ce petit charme “livre d’histoire interactif”, avec des forêts luxuriantes, des fermes accueillantes et des bâtiments stylisés. Le tout donne une atmosphère légère qui contraste joliment avec le chaos des lancers de maisons.
Les animations sont volontairement cartoon, ce qui rend les actions absurdes encore plus savoureuses. Voir une bâtisse entière traverser l’écran comme un projectile, c’est un petit bonheur visuel à chaque fois.
Techniquement, le jeu reste parfois inégal. Quelques ralentissements et bugs peuvent encore pointer le bout de leur nez, surtout dans les moments les plus chargés ou en multijoueur. Les avis récents sur PC restent d’ailleurs assez partagés à ce sujet.
Ambiance sonore | Le royaume chante, puis explose
La bande-son accompagne bien l’ensemble avec des musiques légères et médiévales-fantastiques qui installent une ambiance presque cosy.
Les bruitages, eux, méritent une mention spéciale.
Le son d’une structure qui s’écrase au loin ou le fracas d’un arbre projeté contre une clôture ajoutent énormément au plaisir du jeu. C’est simple, mais efficace.
On sent que le jeu veut constamment garder ce ton amusant et jamais trop sérieux.
Durée de vie | Le temps file au royaume
En solo, on peut facilement y passer 15 à 20 heures sans voir le temps passer, surtout si on aime optimiser son royaume et expérimenter.
En coop, la durée de vie grimpe beaucoup, car le plaisir repose énormément sur les situations imprévues créées entre joueurs.
C’est le genre de jeu qui peut devenir votre petit refuge du soir… ou votre machine à chaos du week-end entre amis.
Focus Final | Une couronne qui a de la personnalité
Overthrown n’est pas le city-builder le plus profond du marché, mais il compense avec une identité forte et un gameplay immédiatement amusant.
Son plus grand mérite, c’est de rendre la gestion vivante et presque physique. Là où d’autres jeux du genre se contentent de tableaux et de menus, ici tout passe par l’action.
Ce n’est pas un royaume parfait, mais c’est un royaume qu’on prend plaisir à faire grandir… quitte à lancer le château au mauvais endroit.
+ Concept de construction original et très amusant
+ Excellente idée de la couronne et du lancer d’objets
+ Coop très divertissante
- Peut devenir répétitif après plusieurs heures
- Quelques soucis techniques et bugs
- Profondeur stratégique un peu limitée
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Note finale : 7/10
Un city-builder qui remplace la paperasse par des catapultes improvisées. Royalement imparfait, mais franchement charmant.