Fiche technique
Date de sortie : 9 octobre 2026
Développeur : Triple Boris
Éditeur : Dodo Tako
Genre : Action, stratégie, construction et tower defense
Multijoueur : Coopération locale et en ligne
Plateformes : PC (Steam) et Nintendo Switch
Prix : Environ 28 $
Construire un château, c'est bien. Le défendre contre des hordes d'ennemis, c'est mieux. Mais si la meilleure solution pour sauver le royaume consiste à lancer un adversaire, un bloc de bois ou carrément son propre coéquipier sur les envahisseurs, on commence à entrer dans le territoire de Hack ’n’ Stack!
Développé par le studio québécois Triple Boris sous sa marque Dodo Tako, ce jeu mélange construction, stratégie défensive et combats physiques dans une aventure qui mise beaucoup sur la coopération et les situations imprévisibles.
Son idée est simple : ramasser des ressources, construire des défenses et empêcher les ennemis de détruire nos installations. Pourtant, derrière cette formule se cache une expérience où chaque décision peut faire la différence entre une défense parfaitement organisée et un désastre monumental.
Un royaume à reconstruire, une équipe à coordonner
Dans Hack ’n’ Stack, notre mission consiste à protéger le royaume contre des vagues d'ennemis toujours prêts à mettre nos constructions en pièces. Pour y arriver, il faut récolter différentes ressources, les transporter jusqu'à notre établi et fabriquer les éléments nécessaires à notre défense.
Les premières minutes peuvent sembler relativement tranquilles. On apprend à déplacer les blocs, à comprendre les possibilités de construction et à préparer les premiers obstacles. Mais cette impression de contrôle ne dure pas éternellement. Lorsque les ennemis débarquent, le temps devient soudainement une ressource aussi précieuse que le bois ou la pierre.
Il faut décider rapidement où installer les barricades, quelles défenses privilégier et comment protéger les endroits importants. Une construction mal placée peut laisser un passage béant aux envahisseurs, tandis qu'une bonne organisation peut transformer une position fragile en véritable forteresse.
Le jeu propose 24 niveaux répartis dans quatre environnements distincts. Cette variété permet de renouveler les situations et d'obliger les joueurs à adapter leurs méthodes plutôt que de reproduire constamment la même stratégie.
L'intérêt ne repose donc pas uniquement sur la capacité à frapper les ennemis. Il faut aussi réfléchir, anticiper et apprendre de ses erreurs.
Gameplay : quand la stratégie rencontre le grand n'importe quoi
Le principal attrait de Hack ’n’ Stack réside dans son mélange de construction et de combat basé sur la physique.
Contrairement à un jeu de tower defense traditionnel où l'on place ses unités défensives avant de regarder les ennemis avancer, ici, les joueurs participent directement à presque toutes les étapes de la bataille. On ramasse des matériaux, on empile des blocs, on érige des murs, on fabrique des tourelles et on intervient personnellement lorsque les défenses commencent à céder.
L'empilement joue un rôle important. La hauteur et la disposition des blocs peuvent renforcer les barricades et améliorer les défenses. Il faut donc penser à la solidité de ses installations tout en tenant compte de l'espace disponible et des chemins empruntés par les ennemis.
Mais la physique du jeu ne sert pas uniquement à construire. Elle permet également d'improviser en plein combat. Les objets peuvent devenir des projectiles, les ennemis étourdis peuvent être utilisés contre leurs semblables et les coéquipiers peuvent même être lancés dans la mêlée.
Oui, votre partenaire peut littéralement devenir une munition. On a connu des plans de sauvetage plus conventionnels!
Cette liberté donne au jeu une personnalité bien à lui. Les affrontements ne se déroulent pas toujours comme prévu, et une situation qui semblait désespérée peut parfois être sauvée grâce à une idée complètement folle.
Cependant, cette approche demande une certaine coordination. Il faut apprendre à gérer les ressources, à construire efficacement et à réagir aux attaques. Lorsque tout le monde tente de faire la même chose, la confusion peut rapidement prendre le dessus.
C'est précisément là que le jeu peut devenir amusant. À condition d'accepter que le plan parfait ne survive pas toujours à la première vague ennemie.
Le multijoueur : la véritable pièce maîtresse
Hack ’n’ Stack semble particulièrement bien placé pour les soirées de jeu entre amis.
La coopération permet de répartir les responsabilités. Un joueur peut s'occuper de ramasser les ressources, un autre de construire les barricades, tandis que les autres préparent les défenses et repoussent les assaillants.
Sur papier, cette organisation paraît presque militaire. Dans la réalité, il suffit qu'un joueur oublie de protéger un passage ou qu'un autre décide de lancer un bloc au mauvais moment pour que les choses se compliquent.
C'est dans ces instants que le jeu peut produire ses meilleurs souvenirs. Les discussions deviennent plus animées, les erreurs se transforment en anecdotes et les défaites donnent envie de recommencer pour tenter une meilleure approche.
Le jeu propose du multijoueur local ainsi que de la coopération en ligne, jusqu'à quatre joueurs selon le mode utilisé. Sur Nintendo Switch, la coopération locale est limitée à deux joueurs sur une même console, tandis que le mode en ligne accepte jusqu'à quatre participants.
Cette distinction mérite d'être connue avant l'achat, particulièrement si vous comptez réunir toute la famille autour du téléviseur.
Le concept reste néanmoins intéressant pour les joueurs qui aiment les expériences coopératives où la communication compte autant que les réflexes.
Visuel : un univers coloré qui ne se prend pas au sérieux
Hack ’n’ Stack adopte une direction artistique en trois dimensions aux couleurs vives, avec des personnages animaliers et un univers de fantaisie qui privilégie l'accessibilité.
Les environnements offrent quatre cadres différents, allant des forêts aux villages, en passant par les côtes et les montagnes. Cette diversité aide à donner une identité aux différentes étapes de l'aventure.
Le style visuel correspond bien à la nature du jeu. On n'est pas devant une production qui cherche à impressionner par son réalisme ou par une avalanche d'effets spectaculaires. L'objectif est plutôt de proposer un terrain de jeu lisible, sympathique et adapté aux affrontements chaotiques.
La personnalisation des personnages ajoute une touche amusante. Quatre héros animaliers sont disponibles, avec plus de 750 combinaisons de chapeaux et d'armes annoncées. Cela permet de donner à son personnage une apparence qui se démarque de celle des autres membres de l'équipe.
Cette approche convient bien à un jeu de groupe. Les personnages sont faciles à distinguer et l'ensemble conserve une atmosphère légère, même lorsque les fortifications s'effondrent de tous les côtés.
Son et ambiance : la bataille dans votre salon
Dans un jeu coopératif de ce genre, l'ambiance sonore doit soutenir l'action sans compliquer la lecture des événements.
Les bruits des constructions, les impacts et l'agitation des combats participent à l'impression de désordre contrôlé recherchée par le jeu. Mais le véritable spectacle risque surtout de se dérouler dans votre salon ou dans votre casque, lorsque les membres de l'équipe commencent à se donner des ordres.
« Il me faut des ressources! »
« Répare le mur! »
« Qui a lancé la tourelle?! »
Hack ’n’ Stack possède un concept qui se prête naturellement à ce genre de scènes. La coopération peut rapidement devenir un exercice de communication sous pression, et les imprévus font partie de l'expérience.
Il faut toutefois éviter de confondre cette bonne idée avec une garantie de variété sonore exceptionnelle. L'intérêt principal du jeu se situe dans ses mécaniques et les situations qu'elles permettent de créer.
Durée de vie : 24 niveaux pour mettre ses défenses à l'épreuve
Avec ses 24 niveaux, ses quatre environnements et ses différents types d'ennemis, Hack ’n’ Stack dispose d'une base de contenu conçue pour encourager les joueurs à perfectionner leurs stratégies.
Les ennemis présentent différentes caractéristiques. Certains peuvent mettre la pression par leur rapidité, tandis que d'autres demandent des défenses plus robustes ou une approche adaptée à leur résistance.
Les objectifs stratégiques et la possibilité d'expérimenter différentes constructions ajoutent également des raisons de rejouer les niveaux. Une première tentative peut se terminer par une défaite, mais la suivante permettra peut-être de mieux répartir les tâches et d'organiser une défense plus efficace.
La rejouabilité dépendra néanmoins beaucoup de votre intérêt pour la coopération. Jouer avec des amis motivés à améliorer leurs performances peut prolonger le plaisir. En revanche, ceux qui préfèrent les campagnes solo très narratives ou les aventures entièrement scénarisées risquent de trouver la formule moins attrayante.
Le jeu mise avant tout sur les parties partagées, les défis et l'amélioration progressive de ses méthodes.
Plaisant ou pas?
Hack ’n’ Stack possède un avantage important : son concept est facile à comprendre. Il n'est pas nécessaire de maîtriser des dizaines de systèmes complexes pour participer. On récolte, on construit, on défend et on tente de survivre.
La profondeur vient ensuite de la façon dont les joueurs organisent leurs efforts. Construire un mur n'est pas particulièrement compliqué, mais construire le bon mur au bon endroit tout en préparant la prochaine vague demande davantage de réflexion.
Le mélange de stratégie et de physique donne aussi au jeu une identité qui le distingue des jeux de défense plus conventionnels. La possibilité de transformer presque n'importe quel objet en arme ouvre la porte à des solutions créatives et à des situations franchement absurdes.
Il y a toutefois un revers à cette formule. Le chaos peut devenir fatigant si l'équipe ne parvient pas à se coordonner. Les joueurs qui recherchent une progression très méthodique pourraient également préférer un système de défense plus précis et plus prévisible.
Enfin, même si le jeu propose une expérience en coopération locale et en ligne, son attrait semble nettement plus fort lorsqu'on partage la partie avec d'autres personnes. Pour ceux qui aiment jouer seuls, c'est un élément à considérer sérieusement avant de passer à la caisse.
Focus Final
Hack ’n’ Stack est une proposition rafraîchissante du studio québécois Triple Boris. Plutôt que de reproduire simplement les règles du tower defense, le jeu les mélange à la construction et à des combats physiques où l'improvisation occupe une place centrale.
Ses 24 niveaux, ses différents environnements, ses possibilités de personnalisation et sa coopération jusqu'à quatre joueurs lui donnent des arguments intéressants pour les amateurs de jeux de groupe.
Son principal atout est aussi sa principale limite : le chaos. Avec les bonnes personnes, il peut devenir une source de fous rires, de stratégies improvisées et de défaites mémorables. Avec une équipe désorganisée, les mêmes mécaniques risquent plutôt de transformer chaque bataille en chantier incontrôlable.
Hack ’n’ Stack ne cherche pas à réinventer complètement le jeu de stratégie. Il propose plutôt une formule accessible, dynamique et suffisamment originale pour donner envie de rassembler quelques amis et de défendre le royaume à coups de barricades, de tourelles et de coéquipiers volants.
Pour une production indépendante québécoise, voilà une idée qui mérite qu'on s'y intéresse.
Points positifs
- Un mélange original de construction, de tower defense et de combats physiques.
- Une coopération qui favorise la communication et les situations mémorables.
- 24 niveaux répartis dans quatre environnements.
- Une personnalisation amusante des personnages.
- Une formule accessible qui convient bien aux soirées entre amis.
Points négatifs
- Une expérience qui semble beaucoup plus intéressante en multijoueur.
- Le chaos peut nuire à la coordination et à la précision des constructions.
- Une formule qui risque de manquer de profondeur pour les amateurs de stratégie plus complexe.
- La rejouabilité dépendra largement de l'envie de perfectionner ses stratégies et de rejouer en équipe.
Note Game-Focus : 8/10
Hack ’n’ Stack réussit à mélanger réflexion, construction et chaos dans une formule sympathique qui se démarque suffisamment pour attirer l'attention. Ce n'est pas le jeu de stratégie le plus profond du marché, mais il pourrait très bien devenir le jeu qui transforme une soirée tranquille entre amis en opération de défense complètement incontrôlable. Et parfois, c'est exactement ce qu'on recherche!






