Running Fable : Petite Party – Quand la fête est mignonne… mais un peu trop sage

Titre : Running Fable : Petite Party

Date de sortie : 30 janvier 2026

Développeur : Seashell Studio

Éditeur : Seashell Studio

Genre : Party Game / Multijoueur local

Plateformes : PC, Nintendo Switch, PS4, PS5, Xbox One, Xbox Series X|S

Nombre de joueurs : 1 à 4 (local seulement)

Prix: 17,99 $


À une époque où les party games sont devenus des incontournables des soirées entre amis, il est de plus en plus difficile de se démarquer sans tomber dans la simple imitation. Running Fable : Petite Party, développé et édité par Seashell Studio, tente pourtant sa chance avec une proposition colorée, accessible et volontairement familiale. Mais derrière son apparence joyeuse et ses personnages adorables, le jeu parvient-il réellement à imposer sa propre identité ?

Sorti le 30 janvier 2026 sur la majorité des plateformes actuelles, Petite Party s’adresse clairement à un public large : familles, joueurs occasionnels, amis réunis sur un canapé. L’ambition est claire : proposer un jeu festif, rapide à prendre en main et capable de générer des éclats de rire immédiats. Reste à voir si le contenu et la profondeur suivent cette promesse.

Un concept familier mais accessible

Le cœur de Petite Party repose sur une structure bien connue : un plateau de jeu sur lequel les joueurs se déplacent à tour de rôle, ponctué de mini-jeux venant redistribuer les cartes. Ici, pas de règles complexes ni de mécaniques alambiquées. Le jeu mise tout sur la simplicité et l’immédiateté.

Chaque partie se déroule sur l’un des trois plateaux disponibles, chacun possédant son propre thème visuel mais reposant sur des mécaniques similaires. À intervalles réguliers, les joueurs sont projetés dans l’un des 16 mini-jeux, allant de défis d’adresse à des épreuves de rapidité ou de coordination.

Cette accessibilité est clairement l’un des objectifs du jeu : n’importe qui peut prendre une manette et comprendre ce qu’il faut faire en quelques secondes. C’est une qualité indéniable, mais aussi une limite que l’on ressent rapidement.

Prise en main : immédiate, parfois trop

Manette en main, Petite Party se montre très accueillant. Les contrôles sont simples, les consignes claires et les mini-jeux se lancent sans temps mort. C’est un titre qui ne cherche jamais à mettre le joueur en difficulté sur le plan technique.

Cependant, cette volonté de simplicité a un revers. Certains mini-jeux donnent l’impression d’être à peine esquissés, manquant de précision ou de profondeur. Les joueurs plus aguerris risquent de ressentir une certaine frustration face à des défis qui semblent parfois trop courts ou trop peu inspirés.

Une direction artistique charmante mais limitée

Visuellement, Running Fable : Petite Party mise sur un style cartoon coloré, avec des personnages mignons et expressifs. L’univers est volontairement doux, presque enfantin, et s’accorde parfaitement avec l’ambiance familiale du jeu.

Cela dit, la réalisation reste très modeste. Les décors sont simples, parfois répétitifs, et les animations manquent de fluidité. Rien de catastrophique, mais le jeu donne souvent l’impression d’être techniquement en retrait par rapport aux références du genre. On est loin de l’exubérance ou de la richesse visuelle que l’on peut attendre d’un party game moderne.

Ambiance sonore : fonctionnelle mais discrète

Côté sonore, Petite Party fait le minimum syndical. Les musiques sont rythmées, joyeuses, mais rarement mémorables. Elles accompagnent correctement l’action sans jamais vraiment marquer les esprits.

Les bruitages, eux, remplissent leur rôle : chutes, collisions, réactions exagérées des personnages. Là encore, rien de révolutionnaire, mais l’ensemble reste cohérent avec le ton léger du jeu.

Multijoueur local : le vrai intérêt du jeu

Soyons honnêtes : Petite Party n’a que peu d’intérêt en solo. Affronter l’IA permet de découvrir les mini-jeux, mais l’expérience manque cruellement de saveur sans interactions humaines.

En revanche, en multijoueur local, le jeu prend enfin tout son sens. Les retournements de situation, les sabotages involontaires et les éclats de rire font partie intégrante de l’expérience. À condition d’y jouer avec les bonnes personnes, le jeu peut réellement créer de bons moments.

L’absence de mode en ligne reste toutefois une déception notable, surtout en 2026, où ce type de fonctionnalité est devenu presque indispensable.

Un party game sympathique… mais limité

Running Fable : Petite Party est un jeu honnête, sincère, mais qui manque clairement d’ambition. Il réussit ce qu’il entreprend : offrir un divertissement accessible, mignon et convivial. En revanche, il peine à se démarquer et souffre d’un contenu un peu maigre et d’un manque de profondeur.

Pour des sessions occasionnelles, en famille ou entre amis peu joueurs, il fait le travail. Pour les amateurs de party games plus riches et plus stratégiques, il risque de laisser un goût d’inachevé.





+ Ambiance conviviale et familiale

+ Prise en main immédiate et accessible à tous

+ Direction artistique mignonne et cohérente



- Peu de plateaux et de mini-jeux

- Manque de profondeur et de variété

- Absence de mode multijoueur en ligne

Running Fable : Petite Party est un party game sympathique, sans grandes prétentions, qui remplit son rôle lors de courtes sessions multijoueur locales. Il manque cependant de contenu et d’originalité pour s’imposer comme une référence du genre. Un jeu plaisant, mais clairement perfectible.

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