MAVRIX by Matt – Quand le VTT devient une aventure numérique brute

Titre : MAVRIX by Matt

Développeur : Third Kind Games

Éditeur : Cascade Interactive

Genre : Sport, simulation, monde ouvert

Plateformes : PC, PlayStation 5, Xbox Series X|S

Mode de jeu : Solo, multijoueur en ligne

Statut : Accès anticipé / Game Preview

Prix : entre 40 et 55 $

MAVRIX by Matt n’est pas un jeu qui cherche à séduire tout le monde dès la première minute. Il ne te prend pas par la main, ne t’explique pas tout avec des tutoriels interminables et ne te promet pas une carrière scénarisée façon film sportif. Non. Il t’ouvre plutôt les portes d’une immense montagne numérique et te dit :

“Voilà ton vélo. Voilà la pente. Débrouille-toi.”

Imaginé avec la participation du rider professionnel Matt Jones, MAVRIX vise quelque chose de précis : retranscrire la sensation du VTT freeride, celle où l’adrénaline se mêle à l’improvisation, où chaque descente peut devenir mémorable… ou catastrophique. Et c’est justement dans cette prise de risque que le jeu trouve son identité.

Gameplay – Liberté totale, maîtrise partielle

Le gameplay est clairement le cœur de MAVRIX. Ici, pas de circuits fermés façon jeu d’arcade classique. Le monde est ouvert, vaste, et parsemé de pistes, de sentiers, de sauts naturels et de zones improvisées où tu peux tenter absolument n’importe quoi.

La physique du vélo est volontairement exigeante. Les freins, la gestion du poids, les réceptions de saut et la vitesse demandent une vraie adaptation. Au début, on tombe beaucoup. Souvent. Parfois de façon ridicule. Mais une fois que les sensations commencent à s’installer, MAVRIX offre des moments de pur plaisir, presque organiques.

Les défis et événements te poussent à améliorer ton style, ton timing et ta précision. Les contrats de sponsoring ajoutent un objectif à long terme, sans jamais enfermer le joueur dans une progression trop rigide. Tu avances à ton rythme, comme lors d’une vraie session de ride entre amis.

Cela dit, tout n’est pas parfait. Les contrôles peuvent parfois manquer de cohérence, surtout lors des tricks aériens. Il arrive qu’un saut censé être propre se transforme en chute absurde, sans que tu comprennes vraiment pourquoi. C’est frustrant, surtout quand tu cherches la performance.

Graphismes – La montagne est belle, mais parfois brute

Visuellement, MAVRIX by Matt propose de superbes panoramas. Les montagnes, les forêts et les pistes donnent une vraie impression d’espace et de liberté. Le monde ouvert est suffisamment grand pour qu’on s’y perde volontairement, juste pour le plaisir d’explorer.

Les modèles de vélos sont détaillés, crédibles, et les animations fonctionnent bien dans l’ensemble. Quand tout s’aligne, le jeu peut être très agréable à regarder, surtout lors des descentes rapides où la caméra accentue la sensation de vitesse.

Cependant, le jeu rappelle régulièrement son statut d’accès anticipé. Certaines textures sont inégales, quelques zones paraissent un peu vides, et des chutes de fluidité peuvent survenir selon la plateforme ou la situation. Rien de dramatique, mais suffisamment présent pour casser l’immersion par moments.

Bande-son – Le bon rythme pour pédaler

La bande-son de MAVRIX accompagne efficacement l’action. Les musiques, souvent énergiques, soutiennent bien les descentes et donnent envie de repousser ses limites. Ce n’est pas une bande-son révolutionnaire, mais elle fait le travail et colle parfaitement à l’esprit sport extrême du jeu.

Les bruitages, eux, renforcent l’immersion : le son des pneus sur la terre, les réceptions un peu violentes, les chutes sèches… Tout contribue à cette sensation de réalisme légèrement brut, presque sauvage.

Rejouabilité – Le plaisir de revenir rouler

La rejouabilité repose principalement sur la liberté offerte au joueur. Il y a toujours un nouveau chemin à tester, un meilleur temps à battre, un saut à réussir plus proprement. Le multijoueur ajoute une dimension sociale bienvenue, transformant certaines sessions en véritables rencontres improvisées sur les sommets.

En revanche, ceux qui recherchent une progression narrative forte ou un mode carrière scénarisé risquent de rester un peu sur leur faim. MAVRIX préfère l’expérimentation libre à la narration guidée. Un choix assumé, mais qui ne conviendra pas à tous.

Donc....

MAVRIX by Matt est un jeu sincère, ambitieux et imparfait. Il ne cherche pas à être lisse ou universel, mais plutôt à capturer une sensation précise : celle du VTT libre, imprévisible et parfois brutal. Lorsqu’il réussit, il offre des moments grisants, presque méditatifs. Lorsqu’il échoue, il peut frustrer par son manque de finition.

C’est un jeu qui demande de la patience, de l’apprentissage et une certaine tolérance à l’imperfection. Mais pour ceux qui aiment la liberté, la montagne et les défis auto-imposés, MAVRIX a clairement quelque chose de spécial.


              + Monde ouvert vaste et agréable à explorer

+ Sensation de liberté et de vitesse réussie

+ Multijoueur fun et spontané


- Contrôles parfois imprécis

- Optimisation inégale selon les situations

- Contenu encore limité par son statut d’accès anticipé


MAVRIX by Matt est une descente prometteuse sur un sentier encore en construction. Avec plus de polish et de stabilité, il pourrait devenir une référence du VTT vidéoludique. Pour l’instant, il reste une expérience attachante, brute et pleine de potentiel

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