Date de sortie : 14 septembre 2021

Type: FPS

Développeur: Arkhane Studios Lyon

Éditeur : Bethesda Softworks

Plateformes : PlayStation 5 et PC

Prix : 79,99$

Note sur ce test: Jeu joué sur PlayStation 5, copie fournie par l’éditeur.


Présentement disponible sur PlayStation 5 et PC, DeathLoop est le nouveau jeu vidéo de Arkane Studios Lyon. Un studio à qui l'on doit la série Dishonored et qui fait maintenant parti de la famille Microsoft. Avec le récent rachat du groupe ZeniMax Media par la firme de Seattle, gageons que Deathloop débarquera tôt ou tard sur les consoles Xbox. Pour l'instant, voici mon avis sur Deathloop dans sa version PS5!

Deathloop débute par la mort et la résurrection de Colt. Colt est le personnage incarné par le joueur et comble de malchance Colt semble être amnésique. Il en résulte que le joueur découvre l'univers hostile de Deathloop au même rythme que son avatar. Dès les premières minutes, on apprend que Colt est prisonnier d'une boucle temporelle. Ce phénomène étrange lui fait revivre la même journée encore et encore. Encore plus étrange, si Colt a le malheur de mourir, il revient à la vie sur la plage où l'on a fait sa connaissance pour la première fois. Expérience sensorielle que lui fait vivre Julianna à maintes reprises. Julianna est une jeune femme qui apparaît à l'écran dès l'ouverture du jeu. Cette femme essaie d'empêcher Colt de briser la boucle. Quels sont les intentions de Julianna et comment briser la boucle? Il va falloir le découvrir! 



Comme tous les précédents jeux vidéo de Arkane Studios, Deathloop est un jeu de tir à la première personne mélangeant différents genres et plusieurs idées originales. Malgré un manque de profondeur dans la scénarisation des personnages principaux, l'idée de la boucle temporelle qui doit être brisée est très bien amenée. À l'image du film Edge of Tomorrow de 2014 avec Tom Cruise et Emily Blunt, il va falloir trouver le chemin précis qui permettra de mettre fin au recommencement sans fin. Pour résumer bêtement ce que le joueur devra faire pour résoudre ce casse-tête et clore la boucle, disons qu'il faudra tuer les 8 visionnaires du jeu (les 8 boss) durant la même journée! Le problème est qu'il est difficile d'y arriver. Certains se montrent le matin, le midi, l'après-midi, le soir, et d'autres restent cachés toute la journée. Pour que tout s'enligne correctement, il faudra dénicher les bons indices en suivant les pistes qui sont données à Colt. Les indices peuvent être réutilisées de boucle en boucle. Pour ceux qui, comme moi, avaient peur que le jeu soit un jeu vidéo de type rogue-like, ce n'est pas du tout le cas (ou du moins, presque pas). Deathloop est, au final, très linéaire et on est parfois obligé de revivre plusieurs fois les mêmes moments pour avance que très lentement dans l'histoire. Un sentiment de répétition qui risque de ne plus vous faire toucher au jeu une fois que vous l'aurez terminé. Il faut compter environ 15 à 20 heures pour voir le générique de fin.



Comme pour la série Dishonored, Deathloop offre la possibilité d'utiliser différentes approches pour surmonter les obstacles. Il est possible de jouer en mode furtif ou en tuant tout ceux qui croisent votre chemin. Pour varier le plaisir de jeu, il y a différentes armes et pouvoirs spéciaux. Chaque arme possède quelques variations avec des capacités bonus, comme ralentir le temps, tirer une balle explosive, etc. En suivant des quêtes spécifiques, il est possible de trouver des armes légendaires plus puissantes. Colt peut aussi s'équiper de différentes habiletés: double saut, santé augmentée, recharger plus vite, etc. Durant vos premières heures de jeu, le système de boucle temporelle et la mort de Colt vous feront perdre votre équipement. À l'image des jeux vidéo rogue-like où vous perdez une partie de votre progression lorsque votre avatar meurt; Colt perd ses possessions physiques lorsqu'il meurt. Heureusement, le système d'infusion permet de pouvoir garder les objets les plus précieux, et ce, même en recommençant une boucle. En trouvant du résiduum, le joueur peut infuser les armes, les modules et les breloques pour les garder de boucle en boucle. Mis-à-part la linéarité et la redondance de certains passages, le gros point noir de Deathloop est l'intelligence artificielle des ennemis. On ne se le cachera pas, il s'agit de l'une des pires intelligence artificielles de j'ai vu dans les dernières années. Les ennemis ressemblent à des marionnettes qui bougent et réagissent (ou pas) n'importe comment. C'est très aberrant pour un jeu vidéo de ce calibre en 2021...



Visuellement, Deathloop s'inscrit dans l'esthétique art déco de toutes les créations de Arkane Studios. Que l'on aime ou que l'on n'aime pas, le rendu à l'écran est très propre. N'oubliez pas de jouer en mode performance. Le mode graphismes inclus du raytracing qui ne sert à rien d'autre qu'à faire ralentir les performances du jeu sur PS5...  Pour accompagner le côté kish assumé de la décoration des environnements, la partie sonore et musicale jazzée vient mettre la cerise sur le gâteau d'un univers bien particulier.



Au final, Deathloop est une belle expérience. Sans rien révolutionner, Arkane Studios a quand même réussi à donner une cure de rajeunissement à leur formule déjà utilisée dans Dishonored. Si vous désirez affronter des joueurs en ligne, vous pouvez même incarner Julianna chassant Colt. Un mode à désactiver pour les nouveaux joueurs qui ne veulent pas être chassé par des joueurs expérimentés.

  • Concept original
  • Bonne jouabilité accrocheuse et précise
  • Des doublages français de qualité
  • Visuellement très propre sur PS5
  • Une bande-son jazzée qui met la bonne humeur


  • Un mode raytracing inutile
  • Les différentes fins décevantes
  • L'intelligence artificielle à revoir complètement
  • Très linéaire malgré des zones de jeu semi-ouvertes
  • Julianna beaucoup trop forte en mode joueur contre joueur


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